Deux films belges sur les plateformes : Jumbo et Losers Revolution (qui n’est resté que deux jours à l’affiche en salle, à cause du Covid-19).

Il va falloir s’y habituer, du moins durant le temps que dure l’épidémie de coronavirus à tout le moins. Pour les nouveautés cinéma, plus besoin d’attendre le mercredi. Ni de se rendre dans une salle, de toute façon fermée. À l’exception des Majors américains, la plupart des distributeurs belges ont décidé de présenter des nouveautés en VOD (sur VOD Voo, Proximus Pickx VOD, Dalton.be, Lumierefilms.be ou Universciné.be) sans attendre la réouverture des salles.

Alors, quelles sont les “sorties” que vont pouvoir regarder les cinéphiles en chambre ? Une fois n’est pas coutume, ce sont deux films belges qui font l’événement. Tout d’abord, Losers Revolution, la comédie délirante de Thomas Ancora qui n’est restée que deux jours sur les grands écrans. Une réflexion déjantée sur la téléréalité, la célébrité et les réseaux sociaux, truffée de séquences surréalistes. C’est drôle, original, inattendu, haut en couleur (avec Kody, Tania Garbarski, Clément Manuel, Pablo Andres, Cathy Immelen, Elodie de Sélys ou Alex Vizorek à l’affiche), et on ne voit pas qui d’autre qu’un compatriote aurait pu signer ça. Nous, ça nous a bien fait rire.


Jumbo : l’attraction autrement

L’autre nouveauté noir-jaune-rouge s’intitule Jumbo. Du nom donné à une attraction par Jeanne (Noémie Merlant), une jeune femme très refermée sur elle-même (au contraire de sa mère, incarnée par Emmanuelle Bercot) qui en est tombée amoureuse. Au point d’être persuadée que la machine lui parle à sa manière et veut l’épouser.

© Insolence Productions – Les Films Fauves – Kwassa Films

La mise en scène de Zoé Wittock se révèle particulièrement soignée et classieuse, les deux interprètes sont épatantes, mais l’histoire se tire un peu inutilement en longueur. Il n’est pas nécessairement facile d’y accrocher, mais la justesse des personnages finit par toucher les cordes sensibles. Au final, une belle réflexion sur la différence, la tolérance et de l’attrait pour la technologie à laquelle on attribue une existence quasi humaine.


À noter que quelques longs métrages restés trop peu en salle sont aussi proposés, comme Out Stealing Horses, Matthias et Maxime ou La vérité.