Hollywood mise sur les effets spéciaux pour respecter les nouvelles règles de tournage.

Et la tendresse, bordel ? Elle risque de prendre un sérieux coup de froid dans les prochaines productions hollywoodiennes. À partir du 12 juin, les prises de vues vont de nouveau être autorisées dans les grands studios californiens. Mais sous des conditions strictes, de nature à fortement changer les fictions.

Les nouvelles directives précisent que "certaines activités, comme les combats ou les scènes intimes, augmentent le risque de transmission" du Covid-19. En conséquence, "quand le maintien d’une distance physique n’est pas possible, les contacts doivent être réduits au maximum".

Comme dans tous les pays européens, pour ces séquences-là, la feuille de route recommande "une réécriture du scénario ou une suppression pure et simple". Mais les Américains vont plus loin, et proposent aussi un recours aux effets spéciaux.

De ce côté-ci de l’Atlantique, cette dernière solution est d’office écartée, tant elle entraînerait des surcoûts. Mais à Hollywood, où l’on a l’habitude de recourir massivement à ce qu’on appelle là-bas les "CGI", le budget ne constitue pas un aussi gros problème. Vu la peur de la propagation du coronavirus, les réticences de nombreux comédiens à tourner des séquences de sexe ou la difficulté de les chorégraphier en compagnie d’un spécialiste (désormais obligatoire) chargé de vérifier qu’il n’en soit pas trop dévoilé des anatomies, plusieurs producteurs s’attendent même à ce que les scènes d’amour virtuelles deviennent la norme dans les grands studios.

Pas romantique

Une mauvaise nouvelle pour les "doublures corps", souvent utilisées pour "améliorer" le look dénudé des stars. Pas sûr qu’on y gagnera en émotions et en romantisme. Et on n’évoque même pas l’érotisme, de toute façon déjà banni des films américains.