Une biographie au vitriol du Colonel Parker adaptée au cinéma.

Derrière tout grand homme, il y a une femme. Mais parfois aussi un génial escroc. Pour Elvis Presley, ce fut le Colonel Parker. Qui n’était nullement colonel. Et ne s’appelait pas Tom Parker. Ce nom, il l’aurait emprunté à un passager clandestin jeté dans l’océan pendant qu’il fuyait sa Hollande natale. Car l’homme qui refusait de quitter les États-Unis était bien Néerlandais et se nommait Andreas Cornelius van Kuijk.

Un Oranje bien mystérieux. Dont le parcours incroyable va être adapté au cinéma. Pas vraiment pour célébrer ses louanges, puisque ce biopic sera adapté de l’enquête menée pendant six ans par une journaliste du New York Times, Alanna Nash, et intitulée The Colonel : The Extraordinary Story of Colonel Tom Parker and Elvis Presley.

On y apprend qu’il a quitté le pays sans papier, sans argent, dans la précipitation. Certains pensent qu’il a en fait tué une jeune femme et a fui la justice. Ce qui expliquerait qu’il ne voulait pas qu’Elvis chante en Europe : n’étant pas citoyen américain, le Colonel risquait de devoir rendre des comptes.

La légende veut aussi qu’il ait été réformé de l’armée américaine, car qualifié de "psychopathe" . Mais son dossier a disparu, sans doute en échange de la publication de celui d’Elvis… Il jouait aussi des fortunes au casino et imposait à Presley, dont il prélevait 50 % des revenus, de se produire dans des films minables pour rembourser ses dettes. Mais c’est quand même cet homme-là qui a fait d’Elvis le King. Son biopic, prévu en 2018, ne devrait pas manquer de sel.