La rémunération maximum est fixée à 990.000 euros, y compris pour les films dotés d'un budget supérieur à 10 millions, si le film veut prétendre aux aides du CNC.

Les stars du cinéma français vont devoir revoir à la baisse leurs cachets si leurs films veulent avoir accès aux aides publiques, et la rémunération maximale sera de près d'un million d'euros. Le Centre national du cinéma (CNC), un établissement public, a décidé de limiter l'accès à ses aides en cas de "coût artistique disproportionné", selon le quotidien économique Les Echos.

Dans un film dont le budget est inférieur à 4 millions d'euros, la rémunération maximale d'un acteur, réalisateur ou scénariste ne pourra pas dépasser 15% du coût de production. Et 8% des coûts de production pour les budgets compris entre 4 et 7 millions d'euros. Pour un budget compris entre 7 et 10 millions d'euros, un nouveau plafond de 5% s'ajoutera à la dernière tranche.

"Soyons clairs, ce n'est pas une mesure visant à plafonner les rémunérations des stars. On ne peut pas interdire à une personne, en France, de gagner plus qu'une certaine somme", déclare Frédéric Goldsmith, délégué général de l'Association des producteurs de cinéma (APC). Mais le film devra alors se passer des aides publiques.

Cette décision a été prise sur la base des propositions formulées lors d'assises organisées par la profession, en réaction à une tribune sanglante du distributeur et producteur Vincent Maraval ("La vie d'Adèle"). En décembre 2012, celui-ci avait dénoncé dans le quotidien Le Monde les cachets excessifs de stars du cinéma, y compris lorsque le film était un échec commercial. Les regards s'étaient notamment tournés vers Dany Boon --dont le film Bienvenue chez les Ch'tis" est le deuxième plus gros succès de tous les temps en France-- personnalité la mieux payée en 2012 comme en 2013, malgré la déception de la comédie "Un plan parfait", selon le classement annuel du journal Le Figaro.