The World.

BRUXELLES On a beau nous bassiner de critiques dithyrambiques, de Lotus d'Or au Festival du Cinéma asiatique de Deauville et de multiples éloges venus des quatre coins du monde, on ne nous enlèvera pas de l'idée que The World n'est rien d'autre qu'un nouvel exemple de ce cinéma chinois qui se complaît dans l'immobilisme d'une mise en scène parfaitement concordante avec l'apathie de personnages hésitants auxquels il est virtuellement impossible de s'identifier.

L'idée du scénario n'était pourtant pas mauvaise du tout, puisque la toile de fond du récit n'est autre que le grand parc d'attraction pékinois reproduisant en miniature les plus grands monuments de la planète. C'est dans ce World Park que travaille Tao, qui chante et danse tous les jours pour le nombreux public. Son fiancé Taisheng, lui, est garde. Mais le gros drame, c'est que le gaillard est de plus en plus attiré par Qun, une jeune styliste...

Le problème, avec un film comme The World, c'est que le récit avance tellement lentement qu'on se demande où on veut en venir alors qu'on a franchi le cap d'une heure de projection et qu'on sait qu'il y en a hélas!, une deuxième qui suit. C'est l'un des défauts rédhibitoires du cinéma asiatique qui n'a décidément pas son pareil pour combiner longueurs et lenteurs, et dans le cas présent, le calvaire dure deux heures et treize minutes, alors qu'on est déjà largué après un quart d'heure.

© La Dernière Heure 2005