Cinéma Même s’il conduit une puissante Tesla, Matt Damon, derrière le volant, est un homme prudent.

Dans les années 1960, en Endurance, la lutte est aussi entre deux hommes. Dans le cas présent, il s’agissait de Henry Ford deuxième du nom, petit-fils du fondateur de la marque à l’Ovale, et Enzo Ferrari. Le patron du cheval cabré ayant refusé d’être racheté par l’Américain, ce dernier décide d’aller taquiner son rival européen sur un terrain qu’il maîtrise particulièrement bien : les 24 Heures du Mans. Avec déjà une petite dizaine de couronnes glanées dans la Sarthe depuis les années 1950 et surtout six victoires consécutives entre 1960 et 1965, Ferrari semblait intouchable. Plus pour très longtemps…

Le Mans 66, c’est une histoire, connue surtout des amateurs de F1. Une story signée James Mangold comme on les aime et qui avait tout pour attirer l’attention d’un studio hollywoodien : une rivalité industrielle entre deux monstres sacrés des circuits, deux ego roulant des mécaniques (Henry Ford et Enzo Ferrari), une amitié puissante mais conflictuelle (Carol Shelby et Ken Miles), un défi technologique aussi - être le plus rapide et le plus performant. Le tout servi avec une bonne dose d’adrénaline…

Si vous avez apprécié Rush, récit du duel entre les pilotes de F1 James Hunt et Niki Lauda, foncez dans les salles obscures. Déjà parce que ce film de James Mangold est ultra réaliste. Mais surtout pour les prestations vitaminées de Matt Damon (Shelby) et Christian Bale (Miles). Deux stars habituées à la pole position au box-office qui se donnent à fond dans cette production qui carbure bien. Rencontre avec Matt Shelby Damon.