Un phénomène. On ne voit pas comment qualifier autrement Matthias Schoenaerts. Après avoir donné la réplique à Jennifer Lawrence dans Red Sparrow, le musculeux Anversois de 40 ans sera le partenaire de l’autre superstar féminine du moment, Margot Robbie, dans Ruin. Entre-temps, on le verra dès ce mercredi dans Frères ennemis, puis dans Kursk ou le prochain Terrence Malick, Radegund. Une accumulation de premiers rôles tout à fait exceptionnelle pour un comédien non-anglophone (même s’il est hyperdoué en langues) à Hollywood.

“Les États-Unis m’ont apporté beaucoup de liberté, explique-t-il, toujours aussi sympa qu’à ses débuts. J’adore la Belgique, mais c’est un petit pays, tout le monde se connaît et on a tendance à vous proposer toujours le même type de rôle. Alors qu’aux États-Unis, le champ des possibles est beaucoup plus vaste.”

Le fil rouge de votre filmographie, c’est un physique de héros et des rôles d’antihéros ?

“Je suis très conscient de mes choix, mais jamais avec cette pensée-là. Personnellement, je ne crois pas aux héros. On peut juste faire des choses héroïques, mais le concept du héros a mal servi l’humanité. Le héros absolu, c’est un mensonge, et cela ne sert à rien les mensonges.”

Vous ne jouerez donc jamais un super-héros ?

“Pourquoi pas ? Il ne faut jamais dire jamais. Je suis ouvert à tout, curieux. Si cela me paraît bien, je le fais.”

L'intégralité de notre interview de Matthias Schoenaerts est à découvrir demain, dans nos éditions digitales comme papier.