Cinéma Tessa Thompson (Men in Black : International) dénonce dans Marie-Claire la manière dont Hollywood négocie les contrats.

Très active au sein des mouvements TimesUp (pour l’égalité hommes-femmes) et 4 % Challenge (désireux de voir augmenter le nombre de réalisatrices), Tessa Thompson a jeté un fameux pavé dans la mare en détaillant à Marie-Claire les coulisses des négociations de contrat pour Men in Black : International (qui sort en salle le 19 juin).

"La vérité, c’est que le système qui vous attribue une valeur internationale est intrinsèquement sexiste et raciste, parce que nous n’avons pas eu ces opportunités. Le seul moyen d’en sortir est de créer de nouveaux modèles. Quand nous avons discuté des contrats, j’ai dit : ‘Je comprends ce que représente Chris Hemsworth et que je ne suis pas comparée à lui, globalement. Mais concernant le succès, c’est différent. Au niveau du succès, je veux l’équité. Parce que les mêmes arguments ne tiennent plus.’"

La journaliste lui demande alors si elle a obtenu ce qu’elle désirait. "Disons que nous sommes tous heureux", a-t-elle répondu, ce qui est une manière de confirmer qu’elle n’a pas touché le même cachet que son partenaire.

Loin de s’arrêter en si bon chemin, elle a profité de cette interview pour taper sur un autre clou. "Quand on parle d’égalité salariale, cela signifie quelque chose de complètement différent pour Natalie Portman ou pour moi. Les femmes qui ne sont pas de couleur évoquent l’égalité salariale avec les hommes. Nous, nous sommes très loin de ça…"

Ses propos devraient faire grincer des dents à Hollywood. Mais ils prouvent une fois de plus qu’entre les paroles et les actes, il reste un grand décalage dans l’industrie du cinéma. Et ailleurs.