L'actrice est l'héroïne de Chéri, en compétition à la 59e Berlinale

envoyée spéciale en allemagne Cathy Trograncic

BERLIN Teint d'opaline, yeux en amande, silhouette filiforme, Michelle Pfeiffer est la parfaite incarnation de l'héroïne romantique. Un profil taillé sur mesure pour donner corps à Léa, la protagoniste féminine du Chéri concocté par Stephen Frears (d'après le roman éponyme de Colette). 20 ans après leurs Liaisons dangereuses, le réalisateur britannique et la belle Michelle rendossent les costumes pour cette histoire d'amour contrariée entre Fred (Rupert Friend) - Chéri - et une courtisane aux charmes ravageurs.

Parlez-nous de ces retrouvailles avec Stephen Frears...

"J'ai été très flattée lorsqu'il m'a appelée pour me proposer le rôle de Léa. Cela avait été un tel bonheur de travailler avec lui sur Les Liaisons dangereuses. Le plaisir a même été double puisque le scénariste des Liaisons était lui aussi embarqué sur ce projet."

Comment appréhendez-vous cette histoire d'amour entre une femme d'âge mûr et un jeune homme en âge d'être son fils ?

"Dans la vraie vie, je ne pense pas que je pourrais être aussi héroïque que Léa. Cela dit, de nos jours, je ne crois pas que l'intrigue fonctionnerait de cette façon..."

Concernant le choix de vos rôles, vos critères de sélection ont-ils évolué au fil du temps ? "Quand vous démarrez dans ce boulot, vous cherchez juste à travailler. Mais, en toute sincérité, je ne pense pas avoir changé de point de vue. Je cherche toujours à incarner des personnages qui m'intéressent et avec lesquels je peux me connecter émotionnellement parlant. Je me souviens avoir entendu un jour un acteur parler avec de jeunes gens qui voulaient devenir comédiens. Il leur disait en substance : s'il n'y a rien d'autre dans la vie que vous aimeriez faire, choisissez cette voie. Mais si vous pensez que vous pourrez être bon dans un autre registre, n'hésitez pas. Empruntez ce deuxième chemin. Dans mon cas, il n'y a jamais eu deux options possibles. Dès l'instant où j'ai pénétré dans une classe d'art dramatique, j'ai vraiment eu l'impression de rentrer chez moi."



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