Les audiences de toutes les grandes fêtes du cinéma sont en chute libre.

Les soirées d’autocongratulation ont-elles encore un avenir à la télé ? On peut se le demander au vu des dernières audiences. L’an dernier, les César avaient réalisé leur plus mauvaise audience de la décennie. Et ce mois de février s’est transformé en hécatombe pour les fêtes du cinéma. Après des Magritte en petite forme (perte de 17 % de public devant le petit écran en un an), les Baftas et maintenant les Oscars réalisent leurs pires scores audimétriques de toute leur histoire.

Aux États-Unis, les résultats font particulièrement mal. L’absence de présentateur vedette avait permis de redresser de 11 % les audiences en 2019. Mais elles viennent de dégringoler de 21 % ce week-end. Pire, si on analyse l’évolution entre 1998 (le pic historique avec 55,2 millions d’Américains devant leur télé) et 2020 (il ne reste plus que 23,6 millions d’amoureux du 7e art scotchés à leur écran), on constate la disparition de 57 % du public en 22 ans à peine. Dramatique.

Ils ne font pas plaisir aux chaînes mais les chiffres sont incontestables. Et les tendances très nettes. Aujourd’hui, au lieu de visionner 3 h de show truffé de discours insipides et de prix qui n’intéressent que les professionnels, c’est sur Internet qu’on regarde les meilleurs moments de la soirée et les plus belles robes du tapis rouge. Les cérémonies vont devoir s’adapter si elles ne veulent pas subir, dans l’indifférence générale, le sort du concours Miss Belgique.