C’était un beau gosse aux yeux lapis-lazuli et avec un look de surfeur californien. C’était surtout le héros avec Vince Diesel de la saga Fast and Furious. Nous avions rencontré à plusieurs reprises à Hollywood la star de F&F aujourd’hui pleurée par des millions de fans.

"Pendant des années, ma mère n’a pas fermé l’œil de la nuit ou se tirait les cheveux parce que je faisais crisser les pneus de ma voiture en me rendant chez des copains. J’ai une fille aujourd’hui, je suis papa et je comprends mieux pourquoi elle réagissait ainsi !", nous confiait-il. Passionné de voitures, Paul n’avait jamais caché sa passion pour la vitesse et la chose mécanique. Cette rétro interview en est la preuve mais aussi son testament !

Est-il vrai que vous avez failli devenir pilote de course avant de devenir acteur ?

"Non ! Étrangement, quand j’avais, disons 8/9 ans, je rêvais plutôt de travailler dans la biologie marine et devenir le prochain Jacques Cousteau ! La mer m’offre aussi des sensations extraordinaires. Notamment quand je fais du surf. D’ailleurs, je trouve des points communs entre le surf et la course automobile. Il est question en effet de concentration et d’analyse de l’environnement en une fraction de seconde. Une faute d’inattention sur l’eau et vous vous retrouvez brassé par les flots tel un vulgaire paquet de linge essoré. Sur la route, une mauvaise évaluation, la présence d’un élément extérieur que l’on n’a pas vu venir ou une trop grande confiance en soi et c’est le virage que vous négociez mal. Avec les risques que cela implique !"

Vous voulez dire que trop de confiance peut vous envoyer dans le décor ?

"Oui ! Mais ce n’est pas propre au sport mécanique, vous savez ! Quand je monte à bord d’un bolide, je n’oublie jamais que je suis humain. Que je suis faillible donc. Beaucoup de gens me demandent ce que je ressens quand je conduis vite. Je leur réponds : C’est un orgasme continu… Mais un orgasme où vous ne devez pas fermer les yeux ! (rires) Quand je participe à une course automobile, je suis très relax. Zen. Si vous étiez mon passager, vous vous diriez : Pas possible, ce mec est en train d’écouter Coldplay ! " (Rires.)

Votre plus grosse frayeur sur une route, c’est laquelle ?

"Je fais des essais sur un circuit fermé ! Quand j’ai négocié le premier virage, le compteur affichait 290 km/heure et puis, soudain, j’ai commencé à sentir de grosses vibrations à l’avant de la voiture. Dans un premier temps, j’ai cru que j’avais roulé sur quelque chose. En fait, c’était mon pneu avant droit qui venait d’éclater. J’ai bien cru que j’allais me prendre le mur ! Je suis revenu à l’écurie avec les mains qui tremblaient et des coulées de sueurs froides dans le dos. Mais quand vous êtes passionné, ce genre de situations, vous les digérez très vite. C’est comme faire du cheval, on dit que si vous tombez, il faut tout de suite se remettre en selle."