Inclassable, déroutante, irritante ou fascinante, Léa Seydoux maîtrise l'art du contre-pied à la perfection. Alors qu'elle doit venir présenter à Cannes deux films d'auteur (Les crimes du futur de David Cronenberg et Un beau matin, de Mia Hansen-Løve), l'incarnation du grand amour de James Bond dans Spectre et Mourir peut attendre a pris tout le monde par surprise en annonçant son nouveau grand projet. A savoir devenir la nouvelle Emmanuelle, icône de l'érotisme à jamais associée à celle qui lui prêta sa traits en 1974 devant la caméra de Just Jaeckin, Sylvia Kristel.

Grande nouveauté: ce classique égrillard, dû à la plume d’Emmanuelle Arsan en 1967, est cette fois confié à une femme, Audrey Diwan. La réalisatrice de Mais vous êtes fous et de L'événement signera ainsi son premier long métrage en anglais. Elle donnera une vision féminine des aventures des nombreuses aventures d'Emmanuelle avec son mari, d'autres hommes ou les femmes de businessmen. 

Avec ce nouveau projet, Léa Seydoux devrait retrouver l'ambiance de La vie d'Adèle, Palme d'or cannoise dans laquelle elle joue une scène de sexe de treize minutes avec Adèle Exarchopoulos.