Cinéma La suite de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? ne nous séduit qu’à moitié.

"Papa, ça serait de l’humour, on rirait…" En prononçant cette réplique dans Qu’est ce qu’on a encore fait au bon Dieu ? , Frédérique Bel pointe, sans le vouloir, ce qui manque cruellement à la comédie de Philippe de Chauveron : la capacité de nous faire rire. Du moins, autant que la première version qui a connu un énorme succès au box-office.

Difficile de faire mieux qu’un premier volet au succès aussi retentissant. La pression était présente chez le réalisateur et les acteurs (ceux-ci n’ont même pas semblé bon d’en faire la promotion dans les médias) mais visiblement pas assez. Résultat : ce 30 janvier, jour de sortie de Qu’est ce qu’on a encore fait au bon Dieu ?, on se retrouve avec une comédie qui nous rappelle trop la précédente. À la différence que, cette fois-ci, le père Verneuil ne va pas tout faire pour faire déguerpir ses gendres mais, au contraire, mettre au point des stratagèmes pour les faire rester en France, pays si cher à son cœur. Un manque de fraîcheur se fait toutefois sentir et nous empêche d’apprécier les bonnes vannes.

Et pourtant, les punchlines, ce n’est pas ce qui manque dans ce film qui fait la part belle aux stéréotypes. Ces derniers, encore les mêmes. On se retrouve encore avec le Chinois adepte du kung-fu ou encore le Juif obnubilé par l’argent. Vu et revu dans le premier chapitre.

Ce film, véritable hymne à la France, a toutefois le mérite d’oser rire des stéréotypes et des sujets de la société qui dérangent comme l’acceptation du mariage homosexuel, par exemple. Toujours avec un second degré bien dosé, évidemment.

Le point fort de Qu’est ce qu’on a encore fait au bon Dieu ? est, sans aucun doute, son bon casting. Si Claudia Tagbo, nouvelle recrue de la saga, nous épate dans le rôle de Nicole, la petite amie et future femme de la fille d’André Koffi, on ne peut toutefois pas s’empêcher de croire que sans les très bons jeux de Christian Clavier et Chantal Lauby, la comédie n’aurait pas eu la même saveur.