C’est un énorme risque commercial que prend James Cameron.

Tout "King of the world" qu’il soit, James Cameron doit plus que jamais prier pour que l’histoire repasse toujours les plats jusqu’au bout.

Car cette fois, il joue vraiment très gros avec les suites d’Avatar.

Les problèmes financiers avaient atteint de tels sommets durant le tournage de Titanic qu’il fut contraint de laisser tomber son cachet de réalisateur pour achever son œuvre. Résultat : 11 Oscars et 2,186 milliards de $ de recettes.

Le projet d’Avatar 2, lui, fut retardé pendant 8 ans, tant le nombre d’effets spéciaux le rendait impayable pour les studios hollywoodiens. Pour finalement pulvériser le record du box-office mondial (avec 2,7 milliards de $) tout en empochant trois Oscars au passage.

Depuis sept ans, la suite se fait attendre. Ambitieux, James Cameron voulait en tourner deux d’affilée.

Avant d’estimer que trois conviendraient mieux. Puis de considérer, jeudi, à Las Vegas, qu’une quatrième serait indispensable. Des suites programmées pour Noël 2018, 2020, 2022 et 2023. Des dates à prendre avec des pincettes : la sortie d’Avatar 2, initialement prévue en mai 2017, a déjà été repoussée deux fois…

L’annonce d’une quatrième suite a déclenché une vague d’ironie sur les réseaux sociaux. Et même le très sérieux The Hollywood Reporter a qualifié ce projet de "téméraire" avant d’estimer qu’Avatar a été ringardisé par les productions Marvel. James Cameron est habitué à se faire descendre avant même la sortie de ses films. Reste à espérer pour lui que la conséquence commerciale soit la même que pour ses précédents blockbusters. Sinon, le studio qui aura investi massivement dans quatre suites pourrait se retrouver ruiné. Pour les trois suites, le budget annoncé dépasse le milliard de $. Et la quatrième va encore faire grimper sérieusement les coûts. Les enjeux sont énormes. Démesurés ?