Vanity Fair vient de publier son classement des animaux les mieux payés d’Hollywood.

"Aucun animal n’a été maltraité durant le tournage", peut-on souvent lire à la fin des génériques de film. En effet, les stars de cinéma ne sont pas que des humains. Et comme chaque travail mérite salaire (eux aussi passent des castings, il existe même plus de 40 agences américaines qui représentent des animaux acteurs), la formule fonctionne donc tout autant pour nos amis les bêtes. Petit tour d’horizon de ces animaux qui gagnent leur vie au cinéma :

Lassie (années 40). Le fidèle Colley d’Elizabeth Taylor qui a marqué toute une génération, a eu une carrière longue de 11 ans entre ses quatre films et une série du même nom. Lassie, de son vrai nom Pal, avait un salaire qui s’élevait à 250 dollars par semaine. À titre de comparaison, l’actrice mythique Liz Taylor n’en gagnait que 100 à l’époque.

Jimmy, le corbeau dans La vie est belle ou Vous ne l’emporterez pas avec vous de Frank Capra. Après le succès du Magicien d’Oz (1939), il pouvait gagner 5.000 dollars par semaine pour ses apparitions à l’écran. Salaire colossal pour l’époque. Frank Capra en personne disait même de lui qu’il avait le bec fin car il était le meilleur acteur sur un plateau. Jimmy n’ayant besoin que d’une seule prise, contrairement à ses collègues humains…

Rin Tin Tin (années 20). Le célèbre berger allemand a joué dans 30 films après la Première Guerre mondiale et a même été nommé dans la catégorie meilleur acteur lors de la toute première cérémonie des Oscars de 1929. Rin Tin Tin gagnait 6.000 dollars par semaine et a fait le succès des studios Warner par la suite. Pour comparer, le Uggie de The Artist (Palme Dog à Cannes) recevait entre 350 et 400 dollars par film.

Le petit singe Crystal. Vedette de la série Animal Practice (salaire de 108.000 dollars pour les neuf épisodes), Crystal est surtout connue pour être le dealer de drogue dans Very Bad Trip 2, celle qui rend dingue Ben Stiller dans La nuit au Musée 2 ou la meilleure amie de Ross dans la série Friends. Cette femelle singe de 21 ans, en ayant remporté le Lifetime Achievement Award qui récompense l’ensemble de sa carrière lors des Pawscars (équivalent des Oscars pour les animaux), a marqué le cinéma de sa petite empreinte.

L’Ours de Jean-Jacques Annaud (1988). Prénommé Bart, le Grizzly aura gagné près de 6 millions de dollars tout au long de sa carrière tout en donnant la réplique à Ethan Hawke (Croc-Blanc), Steven Seagal (Terrain miné) ou encore Brad Pitt et Anthony Hopkins (Légendes d’automne et À couteaux tirés).

Keiko, l’orque dans Sauvez Willy. Pour rappel, une fondation avait décidé de réellement sauver Willy et de le replonger dans les eaux froides de l’Islande, plus propice à sa survie. Mais il est mort d’une pneumonie en 2003, bravo Hollywood. L’orque Keiko étant l’un des rares animaux à avoir vécu en captivité avant d’être remis en liberté. Son cachet ? 36 millions de dollars, selon le magazine The Richest.

Keiko est ainsi l’un des acteurs les mieux payés d’Hollywood, animaux et humains confondus. À titre de comparaison, Mark Wahlberg, Will Smith, Christian Bale ou encore Ben Affleck ne gagnent "que" 32 millions de dollars par an. Seule différence notable : pas de royalties pour les animaux contrairement aux humains.

Roger Moore veut sauver Willy

Tout comme Pamela Anderson, venue à Cannes demander la fermeture des parcs marins, Roger Moore, 88 ans, s’engage en faveur des orques, dont il demande la libération après avoir été choqué par une vidéo montrant l’orque Morgan gisant sur une dalle de béton.

"Pendant encore combien de temps ces individus incroyablement intelligents et conscients d’eux-mêmes comme Morgan devront-ils souffrir avant que l’on comprenne que les autres espèces ne sont pas sur Terre pour nous divertir ? Il est évident pour toute personne dotée d’un cerveau et d’une once de compassion que les parcs marins ne sont rien de plus que des prisons en béton causant aux animaux marins captifs une souffrance incommensurable. Les orques de ces établissements sont forcées à travailler jour après jour, répétant les mêmes tâches indéfiniment, sans en avoir le choix et sans pouvoir s’enfuir. Comme leur vie doit être misérable. Le seul moyen de mettre fin à la maltraitance des orques et des autres animaux captifs est de dénoncer et garder ses distances avec les établissements qui les tiennent en captivité - et je demande à tout le monde de se joindre à moi et d’en faire de même."

Un pitbull sauvé par les Transformers

On vient enfin de trouver une raison d’aller voir Transformers, la saga destinée à vendre des robots qui se transforment en voitures pour passer inaperçus sur Terre. Dans le cinquième volet, une des vedettes sera une chienne de 7 ans, Freya.

D’accord, c’est sympa vous direz-vous, mais en quoi est-ce si important ? Freya n’est pas une chienne comme les autres. Cela fait sept ans qu’elle croupit dans un chenil de Liverpool dans l’attente d’une hypothétique adoption. Une durée tellement longue qu’elle lui a valu le surnom de "chien le plus abandonné de Grande-Bretagne".

Le hasard veut que Michael Bay ait lu, dans le Daily Mirror, l’histoire triste de l’american pitbull terrier qui a vu passer 18.000 maîtres potentiels sans que jamais aucun ne s’arrête. Ému (cela peut donc arriver à un producteur hollywoodien…), il a décidé de sortir Freya de son centre d’adoption pour lui offrir un rôle dans Transformers 5. "Nous allons aussi lui chercher une maison, écrit-il sur son compte Facebook. Si nous n’y parvenons pas, elle viendra chez moi." Voilà enfin une belle histoire pour lesTransformers.