Doom. Un film à l'intrigue caricaturale, seulement soigné visuellement. Pour amateurs de jeux vidéo

BRUXELLES Les aficionados des jeux à manettes doivent tous connaître Doom qui, voici plus de quinze ans, révolutionna l e jeu de tir à la première personne.

Le joueur y figure en effet un marine chargé de rétablir l'ordre dans une base de la planète Mars infestée de monstres venant d'on ne sait où. L'idée d'en faire un film germait déjà en 1995 dans la tête des concepteurs du produit. C'est maintenant chose faite grâce à la caméra du dénommé Andrej Bartowiak, l'auteur du fameux Roméo doit mourir. Tourné à Prague dans les studios qui ont servi à mettre en boîte Van Helsing, Hellboy, Alien vs Predator et même, plus récemment, le décevant Frères Grimm de Terry Gilliam, Doom en met naturellement plein la vue au niveau des effets spéciaux.On y suit la mission, périlleuse s'il en est, d'une poignée de marines chargés de sécuriser une station martienne où, en réalité, une expérience génétique a mal tourné. Un dangereux criminel s'est fait injecter un chromosome qui fait de lui un horrible monstre quasiment indestructible et, pire que tout, contagieux. Brrr...

Malheureusement, le seul intérêt de l'ouvrage réside dans son côté visuel. Le reste est d'une affligeante banalité puisqu'il exploite une énième variante du thème d' Alien. La star numéro un du film aurait dû être The Rock, mais l'acteur a préféré incarner le vilain, laissant le rôle du bon à Karl Urban.

Horreur et violence sont au programme à un point tel que le film sort enfants non admis. Il n'y a pourtant pas vraiment de quoi, vu le caractère risible et caricatural du produit, à réserver aux amateurs du genre exclusivement.

© La Dernière Heure 2005