Après ses classiques, Disney adapte son premier film d’animation en 3D.

Magique. Voilà sans doute le mot le plus souvent accolé à Disney. Et le plus utilisé par les comptables du studio aux grandes oreilles rondes. Chaque adaptation des classiques du dessin animé se transforme aussitôt en mine d’or digne des rêves les plus fous d’oncle Picsou.

Seul souci : la veine n’est pas intarissable. Les versions "live" de Mulan (en salle le 25 mars), Cruell a, La Petite Sirène, Lilo et Stitch, Le Bossu de Notre-Dame, Pinocchio, Peter Pan, Le Livre de la jungle 2, Merlin l’enchanteur ou Blanche-Neige (seule ou avec sa sœur, Rose-Rouge) sont déjà lancées, et il ne reste plus grand-chose de disponible dans le catalogue.

Mais il existe un sacro-saint principe lorsqu’il s’agit de continuer à exploiter un bon filon : quand il n’y en a plus, il y en a encore. Avec une constance remarquable dans l’imagination des projets, les têtes pensantes de Disney ont décidé de passer à l’étape 2.0, à savoir l’adaptation des dessins animés plus récents, tournés en 3D.

C’est ainsi que Raiponce va de nouveau pouvoir écouter ses cheveux pousser à l’infini avant de quitter son donjon, constitué de vraies pierres cette fois. Le scénariste Ashleigh Powell (à qui l’on doit Casse-Noisette et les quatre royaumes) est chargé de donner vie à l’héroïne qui n’a pas l’habitude de couper les cheveux en quatre. Respectera-t-il le dessin animé (pas facile, tant le cheval détective y tenait un rôle capital) ou se rapprochera-t-il du conte des frères Grimm ? Disney a confirmé qu’il planchait sur le projet, sans préciser l’orientation suivie.

Si l’on suit cette logique, il faut s’attendre à entendre parler d’adaptation de Rebelle, Vaiana et, surtout, de La Reine des neiges dans un avenir relativement proche.