Saint Nicolas et le Père Noël sont manifestement cinéphiles. Dans leur hotte, des tas de films pour les kids.

Pendant leurs onze longs mois d’inactivité, on suspecte fortement saint Nicolas et le Père Noël de passer le plus clair de leur temps dans les salles obscures. Et de concocter une liste de commandes (chacun son tour, après tout) de suites des longs métrages qui les faisaient rêver quand leur barbe ne traînait pas encore trop par terre. Histoire de les offrir en cadeau aux enfants (forcément) sages.

Cette année, la plupart de leurs vœux ont, d’évidence, été exaucés. Leur hotte déborde de longs métrages destinés à faire résonner les cris de joie enfantins dans les salles de cinéma.

Voire même ceux de leurs parents. Car s’il est un film au moins aussi attendu par les adultes que par leur progéniture, c’est bien Le Retour de Mary Poppins. Cinquante-quatre ans après avoir redonné le sourire à la famille Banks, la super nanny du 7e art va de nouveau s’accrocher à son parapluie pour affronter les vents mauvais qui soufflent de nouveau chez les Banks. Devenu père à son tour, Michael Banks (Ben Wishaw) éprouve les pires difficultés à gérer l’éducation de ses rejetons. Et, comme par miracle, Mary Poppins connaît les solutions à ses problèmes, subtil mélange de règles à suivre strictement et d’évasion dans un monde de dessin animé peuplé de pingouins et de chevaux de bois.


Si Julie Andrews a cédé la place à une des comédiennes les plus délicieuses du cinéma britannique, Emily Blunt, Dick Van Dyke, pour sa part, est de retour à l’écran. Non plus dans le rôle de Bert, mais dans celui de Mr. Dawes Jr.

À côté d’eux, on retrouve le gratin du 7e art d’outre-Manche (Angela Lansbury, Emily Mortimer, Julie Walters, Colin Firth), mais aussi Meryl Streep, dans un rôle totalement inédit. Tous mis au service du charme de l’enfance.

"P.L. Travers a commencé à écrire en 1934, au moment de la dépression économique, explique le réalisateur Rob Marshall. Ses huit livres traitent d’une personne magique qui apporte de la joie aux enfants et de la sensibilité enfantine aux adultes. Deux choses dont nous avons de plus en plus besoin aujourd’hui. C’est pour ça que des stars comme Meryl Streep ou Colin Firth ont tout de suite accepté, en me disant que c’était un cadeau pour le monde. Pour moi, c’était évident que cette histoire, même si la série de livres remonte à 1934 et le film à 1964, voici 54 ans."

Il faudra attendre le 19 décembre pour le découvrir. Mais il risque d’y avoir plus de file devant les guichets de cinéma que devant une cheminée lors d’une réunion de ramoneurs sur les toits de Londres…

Ralph et Vanellope à l’assaut d’Internet

Ne cherchez pas plus loin le prochain vainqueur de l’Oscar de l’animation. Ralph 2.0 aborde brillamment, avec un humour décapant, l’espace infini d’Internet. En cherchant à sauver le jeu de Vanellope, Ralph et l’intrépide petite pilote vont s’aventurer sur la Toile, perturber la vie des princesses Disney, celle des héros de Star Wars et affronter de redoutables virus. Une merveille captivante pour toute la famille, des mouflets jusqu’aux grands-parents, à ne pas manquer à partir du 12 décembre.

© D.R.


Les Grands Jeux du Miel pour Maya l’abeille

Voici trois ans, Maya l’abeille avait attiré un million de Français dans les salles. Avant de devenir le film d’animation le plus populaire du cinéma allemand. Sans surprise, la petite abeille, toujours doublée par Jenifer Bartoli, revient en salle le 19 décembre, afin de participer aux Grands Jeux du Miel. On est loin de Pixar au niveau du graphisme et de la fluidité, mais il n’y a aucune raison de priver les petits de cette friandise.


Rémi sans famille : un parfum d’antan

Grand classique de la littérature enfantine, Sans famille d’Hector Malot (paru en 1878) est adapté au cinéma avec Daniel Auteuil dans le rôle du saltimbanque ambulant qui apprend tous les tours de la vie au jeune Rémi, toujours accompagné de son chien Capi et du singe Joli-Cœur. Le temps n’a pas d’emprise sur cette histoire craquante et émouvante, présentée au cinéma le 12 décembre.


Pauvre Astérix : le druide est tombé sur la tête

Astérix est inquiet. Le ciel ne lui est pas tombé sur la tête, mais le druide Panoramix, lui, est tombé d’un arbre. N’ayant plus le pied alerte, il décide de passer la main et d’apprendre les secrets de la potion magique à un successeur. C’est parti pour un tour de Gaule des apprentis mélangeurs de potions, entrecoupé de baffes aux Romains (les femmes du village s’en chargent très bien) et de bateaux pirates à couler. Avec Astérix - Le Secret de la Potion magique, Alexandre Astier signe un film d’animation très réussi, doublé notamment par Christian Clavier, à découvrir la veille de la Saint-Nicolas.

© D.R.


Il faut sauver le lion Charlie

Tous ceux qui ont grandi en regardant Daktari vont tirer leurs enfants ou petits-enfants par la manche pour aller voir, le 26 décembre, Mia et le lion blanc. Une belle histoire d’amitié entre une ado et un lion prénommé Charlie, qui vivent depuis toujours ensemble. Mais le père de Mia voudrait vendre l’animal à des chasseurs de trophées. La suite se passe en Afrique du Sud, dans des paysages grandioses. Rêveries et grands sentiments garantis.

© D.R.