75 % des Américains prêts à visionner des films sur grand écran en juillet si des mesures d’hygiène sont imposées dans les salles.

Aux États-Unis, 200 cinémas. En Italie, ils seront accessibles à partir du 15 juin. Mais partout dans le monde se pose la même question : les spectateurs reviendront-ils ?

L’institut américain EDO a donc sondé le public pour savoir s’il était prêt à reprendre le chemin des multiplexes et à quelle condition. Alors que les dernières enquêtes révélaient que près de la moitié des cinéphiles n’y songerait peut-être que plusieurs mois après la fin de la pandémie, celle-ci se montre beaucoup plus positive pour les propriétaires des grands écrans.

Sur les 3 269 Américains interrogés, principalement des grands consommateurs de films (dont 40 % ont moins de 35 ans), 91 % réclament des gels pour se laver les mains partout dans les bâtiments, 86 % des projections plus courtes pour disposer de temps pour se désinfecter entre deux visions, 77 % que les employés portent des masques, 70 % que la température du personnel soit prise avant son entrée en fonction. Assez étrangement, les spectateurs ne sont plus que 60 % à accepter qu’on contrôle s’ils n’ont pas de la fièvre avant d’entrer.

Le port d’un masque serait bien accepté (70 %), mais pas celui de gants. Du moins pour soi : seulement 28 % d’avis favorables, contre 60 % lorsqu’il s’agit de les rendre obligatoires pour les employés des salles. Étonnamment, l’étude n’aborde pas la distanciation sociale.

Si toutes ces mesures étaient prises, alors, 75 % des sondés seraient prêts à visionner Tenet ou Mulan en juillet. C’est encourageant, même si un quart du public reste malgré tout sur le carreau.

La VOD ne cartonne pas

La partie de ce sondage qui intéressera le plus les grands studios concerne la VOD. Universal a lancé Trolls World Tour sur les plateformes avec succès (100 millions $ de recettes), poussant la concurrence à se poser des questions sur la stratégie à développer à l’avenir.

Mais pas sûr qu’elles resteront d’actualité après avoir découvert les résultats. Plus d’une personne sur trois (35 %) n’a jamais recours à la VOD. Le pourcentage de ceux qui ne font qu’y jeter un œil occasionnellement est à peine plus faible : 29 %. Et 26 % ne vont sur les plateformes que pour visionner un film bien défini. Finalement, 11 % seulement affirment avoir recours régulièrement aux services payants de vidéos à la demande.

Ce n’est pas négligeable, évidemment, mais très insuffisant pour remettre en cause les sorties en salle. Enfin, quand elles rouvriront massivement…