Selon le sondage mené aux États-Unis par E-Poll Market Research, le streaming (de films ou de musique) et la télévision vont sortir très fortement renforcés de l'épidémie.

Même si le covid-19 continue de faire des dégâts énormes partout dans le monde, l'heure est déjà au déconfinement. Du moins, en pensée. Et manifestement, le retour à la vie "normale" ne ressemblera pas à ce qu'on connaissait auparavant. Selon un sondage menée aux aux États-Unis par E-Poll Market Research auprès de 1.677 personnes sur la manière dont est envisagé le futur, certains secteurs vont souffrir durablement de ce coronavirus, même des années après sa disparition.

Pour éviter la sinistrose, l'institut a demandé a chacun s'il pratiquerait plus ou moins chaque activité, pour connaître de quel côté pencherait finalement la balance. La méthode est quelque peu discutable (les augmentations et diminutions des uns ne sont pas nécessairement équivalentes à celles des autres) mais cela donne une bonne idée de la manière dont nos vies seront impactées.

Du côté positif, deux grands gagnants se dégagent largement, et ce n'est pas nécessairement attendu: l'exercice physique (+ 20 %) et la cuisine (+ 17 %). Suivent le streaming de films, la télévision et les réseaux sociaux (+ 7%), puis le streaming musical (+ 6%). Pour ces domaines-là, l'avenir s'annonce donc plutôt bien.

D'autres s'en tirent nettement moins honorablement. Les grands perdants seraient les croisières (-18 %). Seuls 3 % des sondés seraient tentés d'en profiter plus à l'avenir, alors qu'un cinquième de la population serait moins tenté par ce type de voyage. Les parcs d'attraction et les événements sportifs (-13 %) complètent le podium des activités qui devraient le plus souffrir dans les mois à venir.

L'impact se ferait aussi cruellement ressentir au niveau des concerts (-12%), du cinéma (-11 %), des voyages à l'étranger, des restaurants et, plus étonnamment, des livraisons à domicile (-9 % pour les trois).

Du côté des surprise, mais cela va rassurer bien des commerçant, les achats en ligne resteraient stables: les augmentations de commandes online (de 15 %) seraient compensées par les diminutions (de 15 % aussi, forcément).

Les sondages n'ont rien d'une science exacte, il existe toujours une marge d'erreur, mais celui-ci offre un panorama intéressant de la manière dont nous comptons modifier nos habitudes après le confinement.