La langue de bois, Sharon Stone ne l’a jamais pratiquée. Et ce n’est pas avec son autobiographie, intitulée La Beauté de vivre deux fois, qu’elle va commencer. La star de Basic instinct, aujourd’hui âgée de 63 ans, y dévoile des faits particulièrement cruels. A commencer par sa mère qui la frappait (“Si j’étais insolente […] ma mère me giflait violemment. Si je bougeais pendant qu’elle me coiffait, il n’était pas rare qu’elle me frappe la tête jusqu’à casser la brosse”) ou son père qui la corrigeait à coups de ceinture. (“Il me traînait à travers la cuisine jusqu’au sous-sol pour me fiche une raclée à coups de ceinture”). Mais le pire fut incontestablement d’assister au viol de sa petite sœur par son grand-père maternel.

“J’ai été le témoin, et non la victime. La petite fille de huit ans témoin du vol de l’innocence de sa petite sœur de cinq ans. J’étais assise, pétrifiée, dans cette horrible pièce poussiéreuse, à peine éclairée, prise au piège, car je voyais cette vieille femme debout dans l’encadrement de la porte pour nous empêcher de nous échapper. Ma grand-mère, qui avait été battue tous les jours par le monstre qui était dans cette pièce, était elle-même devenue un monstre.”

À propos de ce grand-père, elle précise qu’il lui avait montré “quelque chose dans son pantalon”.

Atroce.

Dans cette autobiographie, attendue en librairie le 1er avril, elle donne aussi quelques précisions sur la manière dont a été tournée la scène du décroisement de jambes dans Basic instinct. Elle n’a découvert le montage final que lors de la projection réservée aux agents et aux avocats. “C’est comme ça que j’ai vu en gros plan mon vagin pour la première fois, longtemps après qu’on m’ait dit : On ne voit rien – j’ai juste besoin que tu retires ta culotte, car le blanc reflète la lumière.” Elle aurait alors giflé Paul Verhoeven, avant d’accepter qu’elle soit montrée à l’écran : “Parce qu’elle était juste vis-à-vis du film et du personnage, et parce que, après tout, je l’avais faite.”

Trash.