American Dreamz. Paul Weitz prouve qu’il vaut mieux qu’American Pie

BRUXELLES Après le succès populaire d’American Pie et celui plus critique de En bonne compagnie, l’auteur-réalisateur Paul Weitz poursuit sa carrière dans la comédie, avec cette fois pour double cible la télé façon Starac et les coulisses de la Maison-Blanche.
Alors qu’il vient d’être réélu, le président Staton (Dennis Quaid) traverse une crise dépressive au grand dam de son vice-président (Willem Dafoe), lequel imagine, question de faire remonter sa cote de popularité, de le faire inviter au show télévisé de l’animateur-vedette Martin Tweed (Hugh Grant), sorte de Starac US. Deux candidats semblent tenir la corde : la blonde Sally et un immigré irakien qui se double d’un terroriste…

Satire lourde mais pertinente

Avec American Dreamz, la caricature ne fait pas vraiment dans le raffinement. La satire est un peu lourde, et le script donne régulièrement l’impression d’enfoncer des portes ouvertes. Le propos, toutefois, n’est pas sans pertinence, et l’ouvrage n’est jamais déplaisant en soi. On évite en effet toute forme de vulgarité - devenue généralement inhérente au genre… - et, au bout du compte, le film tient en partie ses promesses. Le rêve américainz en prend plein la vue et, à plus d’un moment, on rit de bon cœur.

Il est vrai que tout le monde a l’air de s’être bien amusé lors du tournage, Dennis Quaid et même Willem Dafoe en tête. La bonne surprise du film, pourtant, s’appelle Mandy Moore. On l’avait découverte voici deux ans dans un registre beaucoup plus dramatique, lorsqu’elle incarnait une adolescente condamnée par la maladie dans Le temps d’un automne. Voilà incontestablement une blonde qui a du coffre.