Essaye-moi. Drôle, charmant, original…

BRUXELLES Écrit, réalisé et interprété par Pierre François Martin-Laval, Essaye-moi fait partie de ces rares films qui apportent dans le cinéma français un vent de fraîcheur aussi fou qu’inespéré.
Cette fable délicieusement naïve, spontanée, rêveuse et pourtant très contemporaine se distingue autant par son inspiration que par sa cohérence.

Le jour où Yves-Marie, neuf ans, demande à Jacqueline, même âge, si elle voudra bien l’épouser plus tard, quand ils seront grands, celle-ci répond par une pirouette : elle lui accordera sa main le jour où Yves-Marie ira dans les étoiles qu’ils sont en train d’admirer. Vingt-quatre ans plus tard, Yves-Marie est devenu cosmonaute et revient chez Jacqueline.

Celle-ci prétend avoir oublié sa promesse alors qu’en fait elle doit incessamment épouser Vincent. C’est donc au tour d’Yves-Marie de sortir une pirouette. Il propose à son amour d’enfance de l’essayer durant vingt-quatre heures. Avec l’accord de Vincent, elle finit par accepter la proposition. Yves-Marie débarque ainsi chez Jacqueline. Pour le meilleur et pour le pire…

Essaye-moi démontre qu’avec une bonne histoire, il y a toujours moyen de faire un bon film, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir “de gros mots, des meurtres, des histoires misérables et des salauds”, pour reprendre les propres paroles de l’auteur.

Devant la caméra, celui-ci donne à son personnage une candeur tellement irrésistible qu’elle irradie le reste d’un casting de choix : Julie Depardieu (Jacqueline), Wladimir Yordanoff et Isabelle Nanty (les parents de celle-ci), Kad (le fiancé), Marina Foïs et, surtout, Pierre Richard qui joue le père du soupirant dans son meilleur style. Cela fait des années qu’on ne l’avait plus vu en aussi grande forme !

Dire que les chaînes de télévision ont refusé de participer au financement de ce petit bijou de drôlerie et de charme.