Le mercredi, c'est le jour des sorties! Le temps ne se prête plus à une bonne séance de cinéma mais cela ne doit pas empêcher la fréquentation des salles obscures.

Pour éviter les mauvaises surprises, voici notre avis sur deux nouveaux films de cette semaine. 


LES REINES DU RING

Résumé

À sa sortie de prison, Rose se voit imposer une condition pour revoir son fils : décrocher un emploi. Elle devient donc caissière chez Happy Market. Mais pour convaincre son fils, dingue de catch, qu’elle a changé, elle se lance dans ce sport de combat avec ses nouvelles collègues. Avant même leur premier lutte, Wonder Colette, Calamity Jess, La bouchère de Béthune et Rosa Croft deviennent des stars locales. Mais il va falloir confirmer sur le ring. Or, apprendre les clefs de bras et toutes les figures acrobatiques n’a rien d’une sinécure.


Notre avis (7/10)

Transformer la douce Nathalie Baye, la mordante Marilou Berry, la sexy Audrey Fleurot (la belle rousse d’ Intouchables ) et l’hilarante Corinne Masiero en catcheuses crédibles relevait du défi hasardeux. Voire suicidaire. Bien des comédies franchouillardes insupportables ont été construites sur des bases moins douteuses que celle-là. Mais Jean-Marc Rudnicki avait manifestement beaucoup regardé le premier  Rocky  (le meilleur, même si c’est la musique de  L’œil du tigre  qui chatouille nos oreilles pendant la projection) et les buddy movies américains avant de s’attaquer à la mise en scène. L’affrontement avec des redoutables montagnes de muscles mexicaines ne constitue que le point de chute d’une intrigue plus axée sur le dépassement de soi, les entraînements intensifs décalés sous la férule d’André Dussollier, l’identification régionale, les différentes formes de séduction, les grandes histoires d’amour et l’humour bon enfant.

Les situations cocasses succèdent aux petites remarques assassines ou aux grands moments de désespoir dans une ambiance étonnamment légère. Un cocktail rafraîchissant, agréable, à siroter sans modération pour se divertir au cinéma.  Les reines du ring  ne marquera pas l’histoire du 7e art, c’est sûr, mais pour une soirée entre ami(e) s, cette comédie sympa fait parfaitement l’affaire.



WORLD  WAR  Z. (3/10)

Résumé

Une épidémie de zombies frappe la planète entière. Et les morts vivants, d’un appétit insatiable, croquent tout ce qui bouge, transformant tous les humains en monstres assoiffés de sang. Pour trouver la parade à ce désastre, l’Onu ne voit qu’une seule personne : Gerry Lane. Un survivant de toutes les guerres.


Notre avis (7/10)

D’habitude, c’est à Bruce Willis et Will Smith que revient la lourde tâche de sauver le monde. Mais puisqu’il produit le film, après s’être sans doute dit qu’il fallait relooker avec de longs cheveux blonds le héros dont dépend le sort de l’humanité, Brad Pitt s’est offert le rôle principal. Comme quoi, on n’est parfois jamais aussi mal servi que par soi-même. Car il n’y a strictement rien à défendre dans cette espèce de jeu vidéo géant dont le but semble n’être que courir pour échapper aux créatures affamées et tirer sur les zombies, ce qui n’a pas beaucoup de sens vu qu’ils sont autant morts que vivants.

L’action, omniprésente dès les premières secondes du film, l’entraîne de Philadelphie en Inde, en Israël et au Pays de Galles pour tenter de trouver la solution qu’un éminent scientifique était censé trouver s’il n’avait pas eu la malencontreuse idée de se tuer en avion avant même d’avoir croisé son premier zombie. Heureusement, le chercheur lui avait donné quelques clefs du puzzle avant de décéder : " La nature est la pire des serial killeuses. Mais comme tous les tueurs, elle veut se faire prendre. Elle laisse des miettes d’indices. À quoi cela sert-il de tuer autant de monde si personne ne le sait ? "

À méditer durant près de deux heures, alors qu’un Brad Pitt étonnamment inexpressif génocide les Zeke (le surnom des créatures autrefois humaines) pas toujours très bien servis par les effets spéciaux et encore moins par un scénario photocopié de tous les films de bravoure made in USA. Pas de doute, ce  World War Z  est une vraie série Z, entièrement au premier degré, qui ne s’adresse qu’aux incondionnels des zombies. Et encore : ils risquent de regretter le manque d’images gores et le côté trop sagement hollywoodien d’un récit ultraprévisible dénué de saveur.