Imagine Me and You. Vraiment rien à sauver

BRUXELLES Encore une histoire de lesbiennes au cœur de cette comédie britannique coproduite par l’Allemagne et qui ose se revendiquer de Quatre mariages et un enterrement et de Love actually… Alors qu’elle est sur le point d’épouser Heck, Rachel croise le regard d’une jeune femme qui n’est autre que la fleuriste. Le mariage consommé, elle décide de revoir cette nouvelle amie avec laquelle elle a fait plus ample connaissance lors de la réception nuptiale.

Il se fait que la fille en question est lesbienne, qu’elle est tombée amoureuse de Rachel et que bientôt la passion sera réciproque. Pourtant, la brave fille ne veut pas détruire le couple et Rachel ne veut pas quitter Heck. Mais comment va réagir ce dernier en découvrant le… pot aux roses ?… Imagine Me and You est le premier long-métrage d’Ol Parker.

On ne nous enlèvera pas de l’idée que ce genre de comédie aussi mièvre que fabriquée d’un bout à l’autre n’a d’autre but que de s’inscrire platement dans l’air du temps. Il n’y a dès lors pas grand-chose qui sonne juste dans cette pseudo-comédie de mœurs que le jeu sans nuance de l’actrice principale Piper Perabo (qu’on préférait dans La crypte, dans un genre évidemment moins exigeant sur le plan du raffinement…) achève d’enfoncer. À ses côtés, le malheureux Matthew Goode et la pauvre Sue Johnston ont fait ce qu’ils ont pu, soit pas grand-chose.