Rien que des femmes dans un projet de spin-off des aventures de l’homme-araignée.

Stan Lee doit se retourner dans sa tombe. De contentement. Lui qui rêvait de plus de diversité dans l’univers superhéroïque ne doit pas en revenir, depuis son petit coin de paradis, des évolutions de son personnage favori, Spider-Man. Avec Spider-Man : New Generation (en salle le 19 décembre), ses héritiers accédaient déjà à ce souhait refilant le costume rouge et bleu à Miles Morales, un Afro-Latino de Brooklyn, amené à rencontrer dans d’autres dimensions ses alter-ego, à savoir la très flashy Spider-Gwen, Spider-Man Noir au look d’Humphrey Bogart, la petite Asiatique Peni Parker et même d’un cochon masqué, Spider-Ham !

Et ce n’est pas tout. Le départ de leur mentor n’a manifestement pas bridé l’inspiration des pontes de Marvel. Au centre de leur réflexion : un spin-off. En soi, rien de bien original. À un détail près : aucun homme ne participera à l’action, entièrement laissée aux mains de quelques héroïnes. Un casting 100 % féminin qui n’est pas sans rappeler la belle adaptation de la saga Ocean’s 11 en Ocean’s 8.

Le projet n’en est encore qu’à ses balbutiements. Bek Smith, le scénariste de la série Zoo, a été chargé de concoter un récit sur base de ce pitch. Sous la supervision du producteur de Spider-Man : New Generation, Amy Pascal. Quel que soit le résultat, une chose est sûre, le mouvement #MeToo est en train d’impacter réellement Hollywood jusque dans ses sagas les plus populaires. Une fameuse victoire en soi.