Star Wars : l’ascension de Skywalker. Le dernier volet de la saga Star Wars a été rendu disponible plus tôt que prévu.

Ressortez votre masque de stormtrooper ou votre sabre laser, préalablement désinfectés, cela va de soi : pour lutter contre la morosité ambiante, Disney a décidé de nous donner un peu de Force en cette période de crise "coronavirusienne". En avançant le téléchargement du tout dernier volet de l’ennealogie Star Wars.

Prévu initialement pour le 30 avril, il a en effet été mis à disposition un mois et demi plus tôt, à partir du 17 mars. L’occasion pour tous les fans de déguster un divertissement truffé de références au reste de la saga mais aussi une foule de bonus à ne pas manquer.

Que contiendra l’addendum de Star Wars : l’ascension de Skywalker ? Avant tout, des making of sur la manière dont ont été tournées les scènes, particulièrement complexes et hautes en couleur, dans le désert de Pasaana. L’occasion de découvrir comment on y tourne une course-poursuite avec des véhicules spatiaux ou toutes les références concernant ses nombreuses peuplades extraterrestres.

Tout aussi classique mais encore plus attendu, le documentaire L’héritage de Skywalker permet de découvrir tous les liens entre le dernier opus et la série lancée par George Lucas en 1977. C’est assez long (2 h) et nostalgique à souhait. Dans le même registre, attendu mais toujours très sympa, la création des masques et maquillages ne manque pas d’attrait.

Pour autant, les aficionados devraient se jeter d’abord sur D-O - Key to the Past, qui explique l’histoire du petit droïde tout en éclairant la disparition des parents de Rey. Et ensuite sur l’interview de Warwick Davis, qui retrouve son costume d’Ewok en compagnie de son fils.

Largement de quoi réconcilier les fans avec un final qui les a divisés. Mais qui nous a bien fait rêver, en dépit de quelques incohérences.

J’accuse : un film et des polémiques

Peut-on différencier l’œuvre de l’auteur ? Cette question a hanté tous les cinéphiles lors de la sortie en salle de J’accuse, de Roman Polanski. Et voilà que le film de toutes les polémiques est désormais disponible en DVD. Voilà de quoi réanimer les débats enflammés après la dernière cérémonie des César. Mais aussi, peut-être, pour certains, l’occasion de découvrir les coulisses de l’affaire Dreyfus à travers les yeux d’un militaire antisémite mais très attaché à la vérité, le colonel Picquart. Sur un plan uniquement cinématographique, il s’agit d’un film fascinant sur l’injustice, la puissance des clichés, la raison d’État et le peu de valeur des témoignages. Autant de thèmes qui renvoient à l’histoire du cinéaste lui-même (et cela peut choquer), mais aussi de notre société contemporaine. Les niveaux de lectures sont multiples, les comédiens d’une sobriété remarquable. À chacun de choisir en son âme et conscience s’il veut visionner J’accuse ou si c’est insupportable en raison des accusations portées contre Roman Polanski

Jumanji: la jungle reste, les avatars changent

Jumanji : The next level : voilà un divertissement qui devrait mettre toute la famille d’accord. Dans cette suite, les héros reviennent contre leur gré dans la jungle mais pas avec les mêmes avatars. Et les deux papys qui les accompagnent sans rien comprendre à la logique des jeux vidéo ne vont pas vraiment les aider. C’est drôle, bien construit, spectaculaire, bourré de dialogues surréalistes et truffé de références aux classiques du genre. Une excellente surprise emmenée par Dwayne Johnson et Jack Black.

Hors normes : un bijou d'humanité

Les fans d’Intouchables seront sans doute désarçonnés dans un premier temps en découvrant Hors Normes, la comédie dramatique d’Olivier Nakache et Éric Toledano. Si le ton reste léger, les émotions l’emportent très largement sur le rire. Car cette fois, les deux cinéastes ont décidé de mettre en valeur la richesse de la différence via l’autisme sévère. Avec une ambition supérieure : engager des autistes dans leur propre rôle face à Vincent Cassel et Reda Kateb. Ici, on est loin de Rain Man. Tous les hôpitaux rejettent ces patients extrêmement difficiles à gérer, vis-à-vis desquels il faut faire preuve d’une patience infinie. Alors, on les confie aux bons soins d’associations qui ne disposent pas officiellement des compétences requises. Et qui font appel à des jeunes sans formation, souvent issus de l’immigration. Impossible de rester de marbre devant cette œuvre forte, touchante, poignante, interpellante, magnifiquement jouée et nullement misérabiliste en dépit de situations catastrophiques. De ce film, on sort bouleversé, secoué, un peu choqué même mais certainement pas le cœur léger. Une merveille d’humanité. On vous conseille aussi vivement le making of et les interviews des protagonistes proposés dans les bonus. On en apprend en effet beaucoup sur l’autisme et sur nous, par la même occasion.

Sorry we missed you : la santé avant le travail

Il est des films à ne pas manquer, tant ils se révèlent touchants, interpellants, révoltants, amusants et intelligents. C’est le cas du dernier Ken Loach, Sorry We Missed You. Soit l’histoire d’un homme à qui on fait miroiter de travailler plus pour gagner plus en devenant autoentrepreneur. Plus de patron, des gains en hausse : voilà pour le discours officiel. La réalité est tout autre. Ses rentrées dépendent des tournées qu’on lui propose, et celles-ci dépendent de son respect des horaires programmés dans un mini-ordinateur du genre dictatorial. Et en plus, il faut s’endetter pour acheter la camionnette de livraison et supporter seul toute une série de lois sociales.

Le sujet, terriblement révélateur des dérives de notre mode de pensée, pourrait se révéler déprimant. Mais Ken Loach parvient toujours à glisser des touches d’humour typiquement britannique et présenter l’ensemble avec une telle humanité qu’on ne peut qu’être ému. C’est brillant. Et devrait permettre de savourer cette période où pour tout le monde, la santé passe avant toutes les valeurs du travail