Cinéma Sly a donné une leçon de cinéma pleine d’humour et de modestie à Cannes, devant une foule d’admirateurs aux anges.

Il est des signes qui ne trompent pas. Comme une montée des marches du Palais des festivals au pas de course, avant de se retourner tout en haut, essoufflé, et de lever les bras au ciel en signe de victoire, avec l’œil du tigre. Pas de doute, les fans de Rocky sont de sortie. Et en forme. Pour réserver un accueil triomphal à leur idole de 72 ans, Sylvester Stallone, bottes de cow-boy et chemise de bûcheron, dont la voix constitue à elle seule un retour dans les années Rambo. Un timbre très grave dont il joue pour donner plus de saveur aux anecdotes de sa leçon de cinéma cannoise.

"Merci de m’avoir permis de faire une si longue carrière", lâche-t-il non sans avoir poussé un inimitable "yo" d’une voix caverneuse.