"On s'est dit qu'on ne pouvait pas ne pas venir à Cannes cette année (...) On voulait venir montrer du cinéma, montrer des films, des artistes", a déclaré Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, à l'ouverture du festival, prévu pour durer jusqu'à jeudi.

"Notre présence ici, c'est une responsabilité, c'est du plaisir parce que c'est la culture et c'est aussi une démonstration amicale et affectueuse", a abondé Pierre Lescure, président du Festival, indiquant que "toutes les précautions sanitaires" avaient été prises.

"Cannes 2021 aura bien lieu" a-t-il aussi lancé au public, vantant "un cinéma français très vivant".

Des dizaines de spectateurs se sont succédés, dans le respect de la distanciation physique, pour une montée "presque normale" des marches du Palais des festivals, qui accueille, comme à l'accoutumée, l'événement. Mais avec port du masque et obligation de ne pas rester trop longtemps sur place pour éviter tout groupement.

Le coup d'envoi du festival a été lancé avec la projection du film "Un triomphe", comédie dramatique d'Emmanuel Courcol avec Kad Merad et Marina Hands, en présence de l'équipe du film, à l'exception de Kad Merad.

Cette "édition spéciale" du Festival, qui avait du être annulé en mai dernier pour cause de crise sanitaire, se terminera jeudi soir avec la remise de la Palme d'or du meilleur court-métrage.

Au total, quatre films, dont deux français, seront projetés. Parmi les deux films étrangers: "Asa Ga Kuru" (True Mothers) de la Japonaise Naomi Kawase, grande habituée du festival, et un premier film géorgien de Dea Kulumbegashvili, "Beginning" ("Au commencement"), couronné à San Sebastian (Espagne), qui seront respectivement projetés jeudi après-midi et mercredi soir.

La manifestation s'achèvera jeudi soir avec "Les Deux Alfred" de Bruno Podalydès, en présence du réalisateur et de l'actrice principale, Sandrine Kiberlain.