Cinéma Terminator : Dark Fate devrait laisser un trou de 120 millions $ dans les caisses.

Cette fois, c’est une certitude, on n’entendra plus Arnold Schwarzenegger prendre son air le plus méchant pour déclamer, mécaniquement, "I’ll be back." Le sixième volet des aventures des robots tueurs du futur en quête d’extinction de la race humaine, à peine sorti dans les salles, s’annonce déjà comme le pire des flops pour la Fox (et donc pour Disney, amené à éponger les pertes du studio qu’il a acheté).

Aux USA, Terminator : Dark Fate a certes décroché la première place du box-office pour son démarrage, mais avec seulement 29 millions $. Très loin des attentes. Dans le reste du monde, alors que le blockbuster a été présenté dans quarante-huit pays, dont la Chine, qui pèse très lourd dans la balance, c’est à peine plus brillant. De sorte que pour son lancement, il atteint les 123,6 millions $ au box-office international.

Des chiffres dont rêverait n’importe quelle production européenne. Mais dans le cas présent, il s’agit d’une catastrophe économique. Paramount, la Fox, Skydance Media et le chinois Tecent ont investi, ensemble, 185 millions $ dans ce projet. Sans compter les frais de promo, qui pourraient presque faire doubler le budget initial.

Moins d’une semaine après son atterrissage sur les grands écrans, les spécialistes hollywoodiens sont formels : il va laisser un trou financier important. Estimé à 120 millions $. Avec une marge de manœuvre de 10 millions $ (cela laisse rêveur, quand même…) en plus ou en moins en fonction de la réaction des différents marchés internationaux. Pour tous, c’est une certitude, la série est morte. Du moins, dans sa forme actuelle. Plusieurs s’attendent en effet à un retour dans cinq ans, en série animée sur une plateforme. Avec Terminator, il est toujours délicat d’affirmer que c’est définitivement terminé.