Michael Chiklis buvait 20 litres d'eau par jour

NEW YORK Comme la plupart de ses partenaires, Michael Chiklis n'est pas une star. Ses principaux faits d'armes: quelques participations dans des feuilletons comme Miami Vice, Murphy Brown ou Seinfeld. The Fantastic 4 et ses deux suites déjà programmées constituent donc une occasion unique d'imposer sa carrure de colosse et sa boule à zéro en haut des affiches. «Ma priorité absolue, c'est la famille. Ma femme et mes enfants passent avant la carrière. J'adore être père. Je ne veux pas que mes enfants doivent consulter un psy parce qu'ils n'ont pas assez vu leur papa. J'ai fait mon choix et je ne le regrette pas. Quand le responsable du casting m'a dit que j'étais retenu, c'était tellement inattendu pour moi que j'ai eu une attaque. J'ai donc failli ne pas pouvoir jouer dans le film.»

Ce qui lui aurait épargné pas mal de souffrances. «Cinq heures de maquillage étaient nécessaires pour devenir La Chose, l'homme-montagne. Ma femme est claustrophobe: elle devenait malade de me voir enfiler ce costume intégral. Ma fille de cinq ans, elle, pleurait: elle se demandait ce qu'on faisait à son papa. C'était le bordel!»

Et cela a duré tout le temps du tournage. «Le costume pesait à lui seul 30 kg! Et on n'avait même pas prévu de tirette pour que je puisse en sortir pour manger ou aller à la toilette. Je buvais vingt bouteilles d'eau par jour, tellement je transpirais là-dessous. Mais mes enfants ont fini par adorer ce personnage alors, il fallait continuer... Le pire, c'était la tête: elle pesait tellement lourd que je ne pouvais pas m'allonger: je n'aurais pas su me relever! Le seul moyen de me reposer, c'était de me mettre contre un mur. Manger était aussi impossible, avec tout le latex qu'on m'avait collé sur les lèvres. Je ne pouvais prendre que des protéines liquides. Et je ne vous parle pas des oreilles, écrasées par le masque: je n'entendais rien. J'espère que pour les deux prochains films, on pensera à améliorer le confort du costume.»

Cela ne devrait pas être trop difficile...

© La Dernière Heure 2005