La saveur de la pastèque. Avec un poil de porno!

BRUXELLES Il faut sans doute être chinois ou plus précisément taïwanais pour imaginer un film qui mélange science-fiction, comédie musicale et... sexe!

C'est pourtant bel et bien le cocktail insolite que nous propose le fameux Tsai Mingliang, connu pour son Goodbye Dragon Inn qui doit certainement figurer dans le Top 10 des films asiatiques les plus statiques, insaisissables et ennuyeux. Mais qu'on se rassure : ce Wayward cloud intitulé en français La saveur de la pastèque est un produit nettement plus dynamique et infiniment mieux inspiré.

Pourquoi science-fiction? Parce que le récit démarre sur un constat aussi dramatique que surréaliste : l'île de Taiwan est victime d'une sécheresse qui oblige la population à se rabattre sur... le jus de pastèque comme substitut du précieux liquide basique!

Mais il y en a qui trichent. Elle vole l'eau des toilettes publiques alors que lui profite durant la nuit de la fraîcheur des citernes d'eau de pluie installées sur les toits des immeubles.

Mais lorsqu'ils se tombent dans les bras, ils savourent mieux que quiconque la saveur du généreux fruit... pas défendu. Le plus drôle reste à venir, car il convient de préciser qu'en réalité il est acteur dans un film X que l'on tourne dans le même bâtiment...

Non seulement La saveur de la pastèque ne dure qu'un tout petit peu plus de nonante minutes, mais l'ouvrage s'avère assez drôle par moments, de sorte qu'on lui pardonnera presque son manque total de structure et son caractère naturellement décousu. De fameux progrès par rapport au film précédent de l'auteur. Avis enfin aux petits coquins : les scènes coquines en question tournent presque systématiquement à la parodie...

© La Dernière Heure 2006