Furtif. A en faire rougir de honte l'Oscar de Jamie Foxx

BRUXELLES Pour l'avoir rencontré à l'occasion de la sortie de Fast and furious, on sait que Rob Cohen est tout sauf un agité du bocal. Cinéphile, posé, malin, cet homme-là ne cadre pas avec le milieu hollywoodien dans lequel il évolue. Et, surtout, il ne cadre pas avec... ses films. Car de Comme un oiseau sur la branche à Daylight ou xXx, on cherche désespérément en quoi il a pu s'amuser à les mettre en scène.

Re-belote avec Furtif, d'ores et déjà estampillé nanar de l'année. Ou, en tout cas, sérieux candidat au titre.

Soit l'histoire d'un avion militaire super intelligent, intégré à une escadrille de pilotes d'essai. La grande nouveauté avec EDI - c'est le nom de l'avion - c'est qu'il est totalement autonome. Pas besoin d'humain aux commandes, il fait tout, tout seul. Evidemment, la machine se grippe, EDI pète quelques circuits et sème une véritable pagaille partout où il vole. Reste aux trois as de l'aviation à tenter de le ramener à de meilleurs sentiments et à le faire rentrer dans le rang. Pour ce faire, on envoie en l'air Ben, Kara et Henry (Josh Lucas, Jessica Biel et Jamie Foxx). Mais la mission n'est pas de tout repos.

Avec Denise Richards dans Le monde ne suffit pas, on pensait avoir tout vu dans le registre improbablo-rigolo de la bimbo mal castée. On se trompait. Car voici venir Jessica Biel en pilote de chasse. Toujours impeccablement sexy et maquillée, elle résiste à mach 20 en ne bougeant pas d'un cil! Et que dire de ce pauvre Jamie Foxx, dont l'Oscar qu'il a obtenu pour Ray doit rougir sur la cheminée devant tant de cornichonnerie. Bref, au huitième degré, Furtif est un film amusant. Mais faut être d'humeur...

© La Dernière Heure 2005