La cloche a sonné. Avec un duel Cluzet-Luchini

BRUXELLES Les thérapies de (petit) groupe pour apprendre à devenir ou à rester zen, voilà un sujet au départ certainement intéressant et peut-être marrant. Avec un Fabrice Luchini en maître de stage, nul doute que votre stress, votre «manque d'oméga 3», vos difficultés relationnelles, vos problèmes sexuels ou de transit intestinal (!) vous offriront ce break qui fera de vous un homme ou une femme neuf...

Voilà en tout cas ce qu'imaginent les participants - moins d'une dizaine - de la cession qui démarre par une longue séance de silence imposé. Le gourou s'impose d'entrée de jeu comme maître absolu du temps. Et celui-ci est simplement réglé par une cloche qui annonce, par exemple, les repas. Pas de cigarette, pas de GSM et surtout pas de chips entre ceux-ci. Tout le monde a l'air de vouloir jouer à fond le jeu, sauf deux personnes qui ont eu le malheur de venir en couple. Le sujet masculin prend très mal la séparation qui est imposée à celui-ci et dès lors le scepticisme absolu prend le dessus et déteint sur le groupe.

Le duel entre François Cluzet et Fabrice Luchini constitue l'unique intérêt de cette comédie plutôt creuse réalisée par Bruno Herbulot et jouée également par Elsa Zylberstein, la très jolie Amira Casar, Valérie Bonneton, Arno Chevrier et Cartouche. En effet, l'histoire est convenue à souhait et son traitement n'apporte pas la moindre surprise. La plupart des personnages semblent jouer dans leur coin et si le but de La cloche a sonné était de démontrer que ces stages de groupe ne sont que de coûteuses fumisteries, le but est réellement atteint, mais par l'absurde.

Les salles et horaires du film

© La Dernière Heure 2005