Dans La rupture, il caricature les manies et les vices de la gente masculine
Envoyée spéciale En France sophie lagesse

PARIS Vince Vaughn n’est pas seulement le personnage masculin principal du film mais il en est surtout le producteur. Avec La rupture, il voulait pouvoir donner un caractère plus authentique à la comédie romantique. Afin d’avoir de grandes marges de manœuvre lors de la réalisation, il a fait le tour des studios de production. “Les studios Universal m’avaient promis que j’aurais des décisions finales sur des choses importantes et ils ont tenu leurs promesses.”
Comment avez-vous eu l’idée de raconter ce qui se passe après le baiser hollywoodien ?
“C’est une idée que j’avais depuis 10 ans car je recevais sans arrêt des scénarios de comédie romantique mais ils se ressemblaient tous. Moi je trouvais que les relations amoureuses étaient souvent plus étranges que ce que l’on voyait dans ces scénarios. Grâce à certains succès que j’ai eus au cinéma, je me suis dit que c’était le bon moment pour faire un film plus indépendant et plus audacieux. Je voulais pouvoir faire cette histoire en dehors des studios hollywoodiens.”
C’est vous qui avez choisi les autres acteurs ?
“Oui, c’est moi qui ai engagé toutes les personnes du film. (Rires). Jennifer était la seule, à qui, au départ, nous avions pensé pendant l’écriture du scénario. Je voulais quelqu’un qui pouvait passer de la comédie au drame. Un personnage qui ait en même temps des failles, des défauts et une certaine fragilité. Jennifer a ces qualités, c’est-à-dire que le public l’aime vraiment et ce malgré ses défauts. Elle a, dans la vie comme à l’écran, cette dignité et un sens de l’honneur qui, pour moi, la rendait très intéressante.”
Après la rupture, selon vous c’est la jalousie ou la solitude qui est le plus dur à vivre ?
“Je pense que cela dépend de la nature de la rupture. Parfois elle arrive au moment où elle doit arriver, il est temps de se séparer et à ce moment-là, ce n’est pas très grave. Parfois, au contraire, on n’est pas tout à fait prêt et il faut du temps pour se retrouver et se ressourcer. Il s’agit moins de ce que va faire l’autre que ce que l’on veut nous-même connaître de notre vie et de ce que l’on a appris. Parfois certains de mes amis me disent que j’ai loupé le coche dans certaines relations. Ils ont peut-être raison mais lorsque je regarde le port, je vois beaucoup de nouveaux bateaux arriver et certains sont très beaux !”
Pensez-vous qu’il faut être un fin stratège en amour ?
“Je crois que parfois la stratégie peut être un parfait parachute pour se tirer de situations délicates.”
Le film est une déclaration d’amour à la ville de Chicago…
“J’ai grandi tout près de cette ville et j’ai pensé qu’elle serait le décor idéal pour ce film. Contrairement à New York ou à Los Angeles, il n’y a pas ce côté fashion. À Chicago, ce sont des vrais gens. J’adore aussi l’architecture de cette ville. C’est aussi un endroit chaud et accueillant donc je voulais que l’action se situe dans ce décor, d’abord pour des raisons personnelles et puis je voulais que les personnages soient ancrés dans la réalité. Que ce soient des gens qui travaillent et qui soient dans le réalisme.”
Pourquoi avoir fait de votre personnage un Polonais ?
“Après Varsovie, Chicago est la ville avec la plus grande concentration de population polonaise du monde. Il y a une communauté polonaise extraordinaire là-bas. Je trouvais ça sympa d’inscrire mon personnage dans cette tradition. D’abord parce qu’ils ont une tradition très familiale et cela donnait un caractère authentique à Gary.”