Ce mardi débutera le Festival de Cannes, et c’est Virginie Efira qui aura l’honneur d’en être la maîtresse de cérémonie. Une expérience qu’elle a évoquée dans les colonnes du Figaro. En commençant par l’écriture de son texte : "Je l’ai écrit en majeure partie seule. Puisque c’est moi qui vais le prononcer, c’était indispensable d’y mettre mon écriture. J’aimerais avoir la drôlerie de Valérie Lemercier, et quand je vois Édouard Baer, je lui envoie un message pour lui dire : ‘Je regrette de ne pas être toi.’ Mais on est que soi-même… Alors je me suis demandé ce que j’avais envie de raconter. Tout cela a pris un certain temps."

Le tout, sans stresser. "Je pense qu’il ne faut pas prendre tout cela trop sérieusement. Lors des avant-premières, j’ai souvent l’impression d’être dans un film. On doit mettre en marche un personnage. C’est presque une dépersonnalisation. Il y a, à Cannes, une acceptation de l’hystérisation assez comique. Une hystérisation assez contagieuse, d’ailleurs. Une ceinture qui manque ? C’est le monde qui s’effondre… Il faut pouvoir rire de cela. Être dedans, tout en prenant de la distance."

Si elle fait preuve d’autant d’esprit que lors de sa présidence des Magritte, sa présentation devrait valoir le déplacement.