Cinéma Éblouissante dans Sibyl, elle monte les marches cannoises sans pression ce vendredi soir, mais avec l’intention de profiter de ce moment très spécial.

Sa robe noir pailleté Armani "assez fellinienne" est prête pour le tapis rouge. Virginie Efira est complètement sous le charme du nouveau film de Justine Triet, et pourtant elle sent la tension monter furieusement à quelques heures de présenter Sybil en compétition à Cannes, quelques jours avant sa sortie en salle, le 29 mai. Un film qu’elle porte sur ses épaules avec Adèle Exarchopoulos, et qui pourrait lui valoir une reconnaissance internationale.

"C’est vrai que ce que je vais dire ou faire va bénéficier d’une plus grosse caisse de résonance, mais le monde entier ne va pas être accroché à mes paroles non plus ", explique-t-elle, tiraillée entre l’enthousiasme et la nervosité. "Et si on trouve ma robe moche - ce qu’elle n’est pas -, ce n’est pas important. Je ne dis pas que je serai d’un calme olympien pendant les trois heures qui précèdent la montée des marches, mais c’est quand même moins de pression que présenter la cérémonie d’ouverture. Ici, je ne peux plus rien changer et je ne vais pas draguer tous les journalistes pour que le film soit mieux perçu (rire) . Faut pas non plus se donner trop d’importance : le monde tourne sans trop s’intéresser à notre film. Et même si je loupais deux marches et que je tombais par terre, ce ne serait pas si grave."

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