Le classement établi par le site Buzz Bingo comprend quelques fameuses surprises, avec des comédiens charismatiques plus grossiers à l'écran qu'on ne l'imaginait.

En raison de l’épidémie de coronavirus, les habitudes de travail ont été modifiées considérablement ces derniers jours. Avec, parfois, plus de temps libre. Dont certains profitent pour effectuer des recherches inattendues, voire farfelues. Ainsi, quelques journalistes du site Buzz Bingo se sont amusés à éplucher quelque 3.500 scripts à la recherche de… jurons.

Plus surprenant encore : ils ont compilés toutes les insanités proférées par chaque interprète au cours de sa carrière. Et ici, il n’est pas question de #MeToo. Le top 10 est exclusivement masculin.

Sans grande surprise, pour l’ensemble de son œuvre, Jonah "SuperBad" Hill décroche la couronne de la vulgarité, avec 376 mots gros mots balancés dans ses films. Il devance d’assez peu (15 injures) une star qui incarne pourtant souvent la classe sur grand écran, Leonardo DiCaprio. Une performance due, principalement, au Loup de Wall Street. A distance un peu plus respectable, l’habitué des rôles de gros durs, Samuel L. Jackson, complète le podium avec un score de 301.

Suivent Adam Sandler (295), Al Pacino (255), Denzel Washington (183), Billy Bob Thornton (145), Seth Rogen (étonnamment seulement huitième, avec 143 grossièretés), le pourtant charismatique Bradley Cooper (142) et Danny McBride (136).

Comme le temps devait leur paraître long, les enquêteurs du site ont effectué le même travail sur les fictions. Champion toutes catégories des films de gangsters au langage cru, Martin Scorsese place deux de ses œuvres sur les première (Le loup de Wall Street, avec 715 gros mots) et troisième places du podium (Casino, avec 606 insultes). Seul Uncut Gems, avec 646 marques de vulgarité, l’empêche de réaliser le peu enviable doublé.

Les amateurs de langage châtié fuiront donc aussi Jay et Silent Bob contre-attaquent (509 expressions de nature à écorcher les oreilles), Fury (489), Straight Outta Compton (468), Summer of Sam (467), Nil by Mouth (432), Reservoir Dogs (418) et Beavis et Butt-Head se font l'Amérique (414).

Enfin, pour être complet, l’enquête révèle que la vulgarité n’a cessé d’augmenter dans les films depuis les années 40 (moins d’une insulte par mille mots prononcés) jusqu’au milieu des années 90 (trois insultes pour mille mots) pour se stabiliser depuis à un peu moins de trois vulgarités par mille mots) depuis lors.

Pas sûr que cela fasse avancer la compréhension du 7e art, mais c’est amusant.