Le biopic de Lance Armstrong, qui sort en grande pompe en France, n’est pas distribué chez nous.

C’est le film-événement de ce mercredi. Du moins, en France. The program retrace le parcours du plus célèbre dopé de toute l’histoire du sport, Lance Armstrong, le cycliste qui remporta sept Tours de France avant de se voir retirer tous ses maillots jaunes pour tricherie. Outre-Quiévrain, tous les médias s’attardent sur ce long métrage de Stephen Frears centré, comme son titre l’indique, sur le programme de dopage le plus sophistiqué jamais mis au point (ou jamais découvert…). Tandis qu’en Belgique, rien.

La raison ? Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette adaptation du livre de David Walsh, Seven Deadly Sins : My Pursuit of Lance Armstrong, n’a tout simplement été achetée par aucun distributeur belge. Personne ne semble croire en son potentiel d’attraction, y compris parmi les fans de sports en général et de cyclisme en particulier. Pour le découvrir, il faudra donc passer la frontière et se rendre, par exemple, à Lille.

Étonnant. Vraiment. Car il ne s’agit pas d’un petit projet. Stephen Frears (Philomena, The Queen, Tamara Drewe, Les liaisons dangereuses) a engagé quelques pointures, comme Dustin Hoffman, Guillaume Canet (dans le rôle du controversé Dr Michele Ferrari), Lee Pace ou encore Ben Foster. Pour incarner le champion déchu, ce dernier n’a pas hésité à reproduire son attitude sur le vélo, à se muscler en conséquence et à… se doper. "On a, par exemple, beaucoup travaillé sur la ligne des sourcils car au final il a un regard et une ligne assez sévères, a-t-il expliqué sur TF1. Puis j’ai eu des injections de botox pour affiner le nez, d’autres au niveau de la mâchoire pour davantage la marquer. Et j’ai dû suivre un programme de dopage aussi, élaboré par un médecin. J’ai pris un risque calculé en faisant cela, je ne recommande pas à tout le monde d’essayer, mais j’avais quelqu’un qui supervisait l’ensemble de la préparation. Et c’était très intéressant de pouvoir voir ces transformations physiques de plus près."

Même si The Program ne récolte pas que des critiques positives, il devrait au minimum susciter la curiosité des cinéphiles branchés sport. Il ne leur reste qu’à prendre la voiture (ou le vélo, pour les plus courageux) pour se rendre en France.