EXCLUSIF DH RADIO - Keziah Jones de passage à Couleur Café

Le ciel belge l'aura accueilli avec sa pluie et ses gros nuages, il lui aura rendu avec son blufunk d'exception.

V.G
EXCLUSIF DH RADIO - Keziah Jones de passage à Couleur Café
©Maxime de Buyl

Keziah Jones est né au Nigeria en 1968 et s'est fait remarquer à Paris en 1991 alors qu'il jouait dans le métro. Le Nigérian invente la blufunk, mélange de blues et de musique afro. Il était samedi soir sur la 'Titan' de Couleur Café , essayant de convaincre le ciel de s'arrêter de pleuvoir! On a eu le plaisir de l'avoir en interview. Voyez plutôt!

Bonjour Keziah,

Alors as-tu entendu la triste nouvelle cette nuit ? Bobby Womack est décédé...

Bien triste nouvelle, en effet! Nous avons perdu une légende, un personnage qui a marqué la musique black de la soul à la funk et au gospel...

A-t-il eu une influence sur ta musique ?

Pas personnellement mais je dirais plutôt sa façon d'être, son charisme. La musique afro-américaine m'influence énormément.

Comment s'est passé ton concert aujourd'hui ?

Parfaitement bien. La pluie m'a poussé à donner encore plus de ma personne pour convaincre mon public mais tout s'est passé formidablement bien. Ce n'est pas ma première fois en Belgique, j'étais plus tôt cette année à Leuven.

Quelle appréciation as-tu de l'Europe ?

J'ai habité l'Angleterre et Paris mais je viens de l'Afrique. Mais je pense qu'il est totalement impossible de comparer ses deux civilisations. Mais j'ai été à l'école en Europe, j'ai habité aussi à New-York et finalement je voyage beaucoup pour ma musique mais je sais finalement d'où je viens, où sont mes racines, le Nigéria (Lagos).

Que penses-tu de la politique actuellement ?

Partout dans le monde, je pense que nous avons un problème avec la politique. On ne sait pas où on va et qui on est. Pour moi, le côté politique est identique depuis longtemps et je ne suis pas certain que le politique puisse changer le politique actuellement. Mais je ne suis pas un politicien, je suis juste un musicien. Je suis, par contre, un consommateur comme tout le monde !

Comment s'est passé ta rencontre avec Fela Kuti ? On a vu son fils, Seun Kuti hier avec Egypt 80.

Je l'ai rencontré en 1996, je suis allé jusque chez lui prétendant être un journaliste. C'était un an exactement avant son décès. Il me parla pendant pendant trois heures de politique, de femmes, de religion, de l'Egypte. Et à la fin de l'interview, je lui avais donné mon CD en disant, je suis musicien. Ce fut sa dernière interview.

Qu'as-tu gardé de cette rencontre ?

C'est très important de garder une vision pure de ta vie même si tu te fais attaquer.

Tu as collaboré avec Blitz The Ambassador ?

Oui, pas sur cet album mais le précédent. La chanson s'appelle Wahala. Je l'ai rencontré à Brooklyn. Encore un artiste venu d'Afrique qui fait du très bon son. Pour moi, c'est une nouvelle génération naissante.

Et si tu avais des conseils à donner à des jeunes qui débutent quels seraient-ils ?

Je dirais de se créer leurs propres sons et de ne pas utiliser de programmes informatiques mais de jouer d'un instrument. D'avoir somme toute sa propre signature et quand les gens t'écoutent, ils savent que c'est toi comme Michael Jackson, Prince, Jimi Hendrix... Tout est dans la qualité, la voix et le son. C'est tout ce que tu apprends durant ces années. Et là mienne est celle de jour de la guitare !

Merci beaucoup !

http://keziahjones.biz/
https://myspace.com/keziahjones
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