Georges Gilkinet sur la flambée des prix de l'énergie: "Je préfère un bon accord qui prend encore deux semaines qu’un mauvais accord précipité"

Invité de l’émission "Il faut qu’on parle" sur DH Radio, Georges Gilkinet était présent pour répondre aux questions de Maxime Binet ce lundi matin.

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Malgré l'urgence liée à la hausse des prix de l'énergie, le gouvernement Vivaldi n’a toujours pas trouvé d’accord. Pourtant, les familles belges continuent de payer le prix fort pour se chauffer au gaz et à l’électricité. "Je préfère un bon accord qui prend encore une ou deux semaines qu’un mauvais accord précipité", explique Georges Gilkinet, Vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité. Ce qui signifie surtout qu’un accord est encore loin d’être trouvé.

Quel est réellement le noeud du problème? Le gouvernement s'est déjà accordé sur un tarif social de principe pour soutenir les ménages. Mais cela coince au niveau d'une TVA baissée à 6% car le gouvernement ne parvient pas à s'entendre. "Je comprends l'impatience des familles belges. Mais cela prend du temps de trouver une solution intelligente et durable qui satisfera toutes les parties…"

Effectivement, négocier à 7 partis est compliqué pour un dossier de cette envergure. "Ce n'est pas un long fleuve tranquille. Mais jusqu'à présent, nous avons toujours trouvé des solutions. La Vivaldi n'est pas cynique, antisociale ou climatosceptique comme précédemment."

Pour sortir de cette crise, l'homme politique écolo voit également deux autres moyens. "Tout d'abord, il faut consommer moins. Au moins vous utilisez d'énergie, au moins votre facture sera salée. Ensuite, nous devons nous diriger vers une énergie renouvelable. Car l'argent arriverait dans nos caisses plutôt qu'être exportés."

"Le nouveau nucléaire est une fiction"

Autre dossier chaud pour l'homme politique écolo: la sortie du nucléaire. En Europe, cette énergie pourrait être considérée comme renouvelable et plus ou moins verte. Et cela, même s'il existe des déchets nucléaires. Un deal pourrait être trouvé au sein de la Vivaldi si on sort du nucléaire en 2025 tout en construisant de nouvelles centrales avec des petits réacteurs. "Le nouveau nucléaire est une fiction. Il n'existe pas dans les faits. Peut-être que demain, la recherche fera des progrès dans ce domaine. Pour moi, il ne s'agit pas d'une énergie renouvelable. C'est même tout le contraire et elle est dangereuse. C'est un héritage que je ne veux pas laisser à mes enfants."

En tant que ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet doit également gérer le problème que constituent les voitures à Bruxelles. Pour aider les Belges, il a décidé d'améliorer le budget mobilité. "Il s'agit d'une version 2.0 qui se développe sur trois axes. Tout d'abord, la famille peut bénéficier d'alternatives pour se déplacer comme des abonnements de transports en commun. Ensuite, on élargit le spectre avec des alternatives comme le vélo et on offre la possibilité aux travailleurs d'acheter un vélo ou un vélo électrique. Et enfin, l'entreprise propose de payer des frais hypothécaires si le bénéficiaire habite à moins de 10 kilomètres de son lieu de travail. Cette formule est attractive et cela permettra de trouver une solution aux problèmes causés par la voiture salaire comme les embouteillages, de pollution ou de coûts pour la société."


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