A la question de savoir s'il est inquiet pour la rentrée des classes, Alain Maron généralise le problème que pose ce mois de septembre. "La rentrée des classes, ce n'est pas seulement la rentrée des écolières et des écoliers. C'est la rentrée de tout le monde. Les contacts sociaux vont se multiplier partout et chacun va reprendre un certain nombre d'activités."

Le ministre de la Santé se veut toutefois serein sur la situation hospitalière malgré la hausse des contaminations sur son territoire. "La vaccination actuelle nous permet d'être sereins car la situation hospitalière est bonne."


Une tranche d'âge pose problème

Considérée comme étant la mauvaise élève au niveau de la vaccination, la région de Bruxelles-Capitale n'arrive pas à suivre l'exemple de la Wallonie et de la Flandre. Alain Maron veut toutefois mettre en avant la tranche d'âge qui pose problème dans la couverture vaccinale. "Nous avons un taux honorable et satisfaisant pour les plus de 65 ans et même les plus de 45 ans. C'est en-dessous de cet âge-là que l'adhésion automatique à la vaccination des Bruxelloises et Bruxellois n'a pas été suffisamment au rendez-vous. Nous sommes donc trop bas au niveau de la couverture vaccinale pour ce secteur de personnes malgré toute l'offre et l'accessibilité à la vaccination à Bruxelles qui est optimale, et ce depuis des mois. C'est très très simple de se faire vacciner sur notre territoire."

La solution pour le ministre de la Santé pour augmenter le plus possible le taux de vaccination est la suivante. "Nous allons amplifier les mesures de décentralisation sur Bruxelles pour améliorer encore ce pourcentage." Une hausse très attendue alors que la rentrée pointe dangereusement le bout de son nez. Une rentrée à laquelle la région Bruxelles-Capitale n'est pas prête, selon Alain Maron. "Non, Bruxelles n'est pas assez préparée. On doit augmenter le taux de vaccination. Le relâchement des mesures n'a pas été décidé pour Bruxelles car c'était trop risqué vu les taux de vaccination actuels. On appelle donc les gens à prendre en compte la nécessité collective de se faire vacciner. Pour ce faire, nous augmentons les campagnes des sensibilisation et nous ajoutons plusieurs règles dans les écoles, les commerces et les entreprises."


Trois indicateurs sont importants

Si ce plan ne fonctionne pas, Bruxelles va de nouveau revoir son cheval de bataille pour convaincre sa population qu'elle doit se faire vacciner afin de permettre de nouveaux assouplissements. L'idée de la mise en place d'un pass sanitaire est d'ailleurs émise depuis quelques jours, mais le ministre Maron ne souhaite pas en arriver là. "Trois indicateurs sont importants", commente le ministre. "L'augmentation du taux de vaccination, la hausse ou la diminution des contaminations et l'occupation des hôpitaux. Sur base des ces trois éléments-là, nous évaluerons si oui ou non il faut des mesures complémentaires."

La vaccination devrait bien être obligatoire pour les soignants chez nous en Belgique, même s'il reste encore de nombreux points à trancher à ce sujet. Concernant le corps enseignant, aucune décision n'a encore été prise. "Pour le moment ce n'est pas sur la table. Il y a des discussions en l'air où l'on se demande s'il ne serait pas opportun de vacciner d'autres parties de personnels ou d'autres catégories de population de manière obligatoire."


Pour les cartons de l'invité, Alain Maron a décidé de donner un carton rouge aux anti-vaccins. "Je le donne à celles et ceux qui utilisent du temps et de l'énergie pour convaincre les autres de ne pas se faire vacciner." Il comprend toutefois les personnes qui émettent des doutes quant au vaccin. "C'est notre devoir de répondre aux questions des personnes qui doutent. Ce sont les missionnaires antivax qui me chiffonnent."

Le carton vert est quant à lui donné aux athlètes paralympiques. "Cela illustre ô combien, avec de la volonté, on peut y arriver. C'est un exemple collectif et individuel pour la société."