Après avoir évoqué la campagne de vaccination dans la région de Bruxelles et s'être exprimé sur le débat autour des voitures de sociétés , Alain Maron est revenu sur les débuts de la crise sanitaire en Belgique dans le Face-Cam. 

Et le ministre n'a pas manqué de tacler l'ancienne ministre fédérale de la santé, Maggie De Block. " On avait à l'époque une ministre fédérale de la Santé qui n'était pas vraiment très présente. On avait le sentiment de devoir beaucoup se débrouiller, c'était fort bordélique. On devait mettre des choses en place très vite, dans un univers très incertain. C'était extrêmement complexe et c'est devenu extrêmement douloureux lorsqu'on a pris conscience de l'ampleur des difficultés dans les maisons de repos ", se souvient-il.

Alors que "l es premières mesures prises visaient à protéger les maisons de repos, le virus s'y est malgré tout répandu plus vite et plus fort ", insiste Alain Maron qui regrette ainsi le décalage entre l'urgence qu’exigeait la situation à l'époque, " ce qu'on faisait je pense au niveau du gouvernement bruxellois ", et le manque de réaction de la part de la ministre fédérale.

"Mais je dois dire qu'avec le nouveau ministre fédéral de la Santé (Frank Vandenbroucke ndlr), les choses ont changé, salue-t-il. 

Alors que Bruxelles accuse un retard dans la vaccination de sa population, par rapport à la Flandre et la Wallonie, le ministre de la Santé a expliqué la raison. " La vaccination à Bruxelles n'est ni plus lente ni plus rapide. On a administré 506.000 doses. Mais à Bruxelles on administre aussi des doses à des personnes qui ne sont pas domiciliées, des diplomates, des eurocrates et aussi de nombreuses personnes qui vivent en Flandre et Wallonie et qui sont après reprises dans les statistiques wallonnes et flamandes" , justifie Alain Maron. 

Lever les brevets ? Alain Maron y est favorable. " Pas tellement pour la Belgique ou les pays européens mais pour que le vaccin soit le plus accessible possible partout dans le monde . En Inde, le virus circule de manière excessive car la population n'est pas assez vaccinées. Après ça revient en boomerang chez nous".

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