Alex devant les Cimes, voilà un bien curieux patronyme pour faire de la chanson. C’est celui que s’est choisi Alex Boriau pour signer ses titres ciselés avec minutie. Une des premières s’intitulait “Devant les Cimes”, écrite et composée à la suite de la disparition d’un proche. Puisqu’il venait de là, que ce morceau était sorti de ses tripes, il s’est dit que ce serait son nom de scène.

Alex devant les Cimes s’inscrit dans la tradition d’une certaine chanson française. On pourrait le rattacher à l’univers d’un Noé Preszow par exemple. Mais ce qui coule dans ses veines, c’est du Jean-Jacques Goldman. Il a été biberonné avec le répertoire du golden-boy de la chanson française. C’est le premier disque qu’il a acheté et une grande source d’inspiration tant pour les enregistrements que pour la scène.


De Jean-Jacques Goldman, il en a retenu le travail du texte et la recherche de mélodies accrocheuses. N’allez cependant pas croire qu’il copie ou que cela sonne daté. Tant par sa voix que par son débit et sa manière de “fabriquer” ses morceaux, Alex devant les Cimes injecte sa personnalité. La preuve avec “La vague”, titre découverte belge sur DH Radio. On se laisse tout de suite emporter par cette ritournelle joyeuse au premier abord, mais qui dévoile une certaine noirceur à l’écoute des paroles.

La chanson est née de la frustration engendrée par la crise du coronavirus. C’est une ode à l’amitié explique-t-il. L’histoire aussi d’un homme tactile qui attend avec impatience le retour des contacts humains, de pouvoir prendre ses potes dans ses bras. Des gestes simples mais qui font un bien fou, dit-il.

Pour ce passionné de piano qui a fait l’académie, les textes ont une grande importance dans son répertoire. Parfois, il a eu l’impression que les gens s’ennuyaient à ses concerts. Ils ne v-bougeaient pas, ne réagissaient pas en dehors de le fixer du regard. C’est parce qu’ils étaient concentrés a-t-il appris en leur demandant comment ils vivaient ses prestations scéniques.

Au même titre que les paroles et la musique, le clip qui accompagne “La vague” a également toute son importance. Il s’avère original en ce sens qu’il a été tourné avec un décor monté dans un camion qui est démoli au fur et à mesure. “Une parabole de notre monde”, souligne-t-il. Un pari audacieux et risqué parce que le tournage ne pouvait faire l’objet que d’une seule prise. Il n’y avait pas de budget pour en construire plusieurs.

Pour en savoir plus, Alex devant les Cimes vous donne rendez-vous en chanson sur DH Radio et en interview ce dimanche 26 septembre à 9 h 30. Ou à toute heure du jour et de la nuit sur les réseaux sociaux de DH Radio, bien entendu.