Hormis la possibilité d'organiser des événements à l'extérieur avec 50 personnes à partir de ce 8 mai, le secteur de la culture n'a aucune perspective avant le mois de juin. De fait, les chiffres des nouvelles contaminations sont toujours trop élevés, tandis que ceux de la vaccination sont trop bas. Face à ce manque de possibilités, Françoise Havelange, secrétaire générale de la Fédération des employeurs des arts de la scène, a publié cette nuit un communiqué dans lequel elle en appelle à un Etat de droit.

"La question n'est pas uniquement d'intenter une action en justice contre l'Etat, la question est que nous sommes déçus et en colère. Le secteur culturel et événementiel se bat depuis des mois. Au dernier Codeco, nous avons été balayés d'un revers de la main en trois seconde sans consulter tout le travail que nous avions fait, sans consulter notre plan raisonnable", confie la secrétaire sur DH Radio.

Françoise Havelange se demande quel est l'intérêt aujourd'hui de laisser tant de personnes au chômage. Elle considère que la fermeture du secteur culturel a un réel impact négatif sur la population. "Ce que nous allons faire maintenant, c'est nous demander: que pouvons-nous faire dans un contexte légal pour poursuivre nos activités ? Nous n'appelons pas à la désobéissance civile, mais nous comprenons ceux qui le font. Ce que nous aurions aimé, c'est que des décisions soient prises pour éviter les manifestations sauvages comme la Boum et tous ces débordements. Nous aurions pu organiser des événements encadrés et responsables, mais nous n'avons pas eu cette possibilité", poursuit-elle.

Quand on lui demande si elle croit encore en la responsabilité politique, Françoise Havelange déplore notre système. "On nous avait promis de nous déconfiner avec d'autres secteurs, mais finalement nous restons juste une variable d'ajustement. On constate une nouvelle fois que nous passons après d'autres secteurs, nous sommes très déçus des politiques. Nous croyons encore en notre Etat démocratique mais notre organisation politique décentralisée nuit à la culture".