Quels conseils aux voyageurs ?

Elles conseillent tout d'abord de se renseigner avant tout départ à l'étranger: "Il est important de connaître les règles en vigueur dans le pays où l'on compte se rendre", rappelle Nathalie Pierard porte-parole de Brussels Airport. Avec le fameux code couleurs utilisé en Belgique, certaines restrictions peuvent en effet être imposées : quarantaine, test PCR ou antigénique, etc. Nathalie Pierard pointe par ailleurs que tout Belge n'ayant pas eu l'occasion de se faire vacciner aura droit, dès le 28 juin, à deux tests PCR gratuits pour voyager.

Il est également intéressant de noter que des tests antigéniques et PCR (rapides ou standards) sont possibles directement à l'aéroport.

De son côté, Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale de l'Union Professionnelle des Agences de Voyages, conseille de vérifier qu'on ait bien tous les documents nécessaires pour voyager et notamment le fameux certificat Covid européen: "Ce certificat sera accepté à partir du 1er juillet dans toute la zone européenne. Il pourra reprendre trois informations: soit que vous êtes totalement vacciné, soit le résultat d'un test PCR négatif comme le requiert la plupart des pays, soit, enfin, un test dit de 'guérison'", informe-t-elle, "c'est-à-dire un test PCR positif qui est ancien de 6 mois maximum."

Certaines destinations font également la demande d'un test antigénique mais celui-ci ne sera pas repris dans le certificat Covid. Il sera donc nécessaire d'amener la preuve du test lors de votre voyage.

Enfin, dernier conseil utile, elles rappellent évidemment toute l'importance d'arriver à l'avance à l'aéroport: "3 heures pour un vol hors de l'espace Schengen ou 2 heures pour un vol intérieur", insiste Nathalie Pierard.


Et pour les voyages hors de l'espace Schengen ?

Une attention particulière devra être portée aux mesures mises en place dans certains pays non européens: "Il faut se renseigner à l'avance mais pas trop longtemps non plus car la situation évolue de jour en jour", précise Mme Pierard. Anne-Sophie Snyers conseille, elle, également d'être attentif aux pays qui n'acceptent pas les Belges sur leur sol: "C'est par exemple le cas de l'Australie vers laquelle l'Europe autorise les voyages mais qui, elle, nous interdit de voyager."

Carton vert pour les gouvernements belge et européen, carton rouge pour les autorités régionales

La secrétaire de l'UPAV a adressé un carton rouge aux autorités régionales qui n'ont toujours pas payé les subsides attendus après plusieurs mois: "Nous avons besoin de cet argent pour engager des gens et pour pouvoir répondre à la demande", pointe-t-elle. Par contre, elle salue les mesures claires qui ont été prises pour cette situation exceptionnelle et la réactivité lorsque le secteur soulève certaines points. Elle attribue donc également un carton vert au gouvernement fédéral.

La porte parole de l'aéroport félicite de son côté l'Europe pour avoir mis en place le certificat Covid: "C'est une excellente chose pour la relance du secteur", affirme-t-elle.

A quand un retour à la normale pour ces secteurs ?

"Nous fonctionnons à 35% d'une année normale", explique Anne-Sophie Snyers. "Par ailleurs ce sont souvent des bons à valoir, donc les agences de voyages ne gagnent rien sur ceux-ci. De plus, chaque dossier demande deux à trois fois plus de temps car il est important que les voyageurs soient bien informés et possèdent les bons documents avant de se rendre à destination. Il est donc important de recevoir ces subsides pour engager des gens et répondre à cette demande." La secrétaire générale pointe également un changement de comportement au niveau des voyageurs: "Ceux-ci font de plus en plus souvent appel à des agences et donc à des professionnels pour leurs vacances."

Le secteur aérien a également été lourdement frappé par la crise sanitaire: "Nous tablons sur 10 millions de voyageurs cette année alors qu'en 2019 nous en avions eu plus de 26 millions. Nous en avons besoin d'au moins 15 millions pour être rentables", affirme Nathalie Pierard. Selon elle, il faudra attendre au moins trois ans pour retrouver un niveau normal du secteur. Cela est notamment dû aux voyages professionnels qui représentent 20% du total des voyages: "Les entreprises mettent plus de temps à redémarrer. Elles ont fait des économies et ont changé leur manière de travailler", conclut la porte-parole de Brussels Airport.