Notre invité a notamment évoqué les dépenses et le budget de l'Etat, donnant d'emblée une mauvaise note à la Vivaldi après environ un an de pouvoir. "Ce qui a été fait pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages, c'est bon mais ce qui a été fait en matière de réforme du pays, c'est nettement moins bon", commente-t-il.

Cette semaine, le gouvernement doit commencer les calculs pour le budget 2022. Étienne de Callataÿ se montre plutôt optimiste pour cet exercice. "L'économiste est toujours optimiste mais il est critique. Et il enrage car il y a toujours moyen de faire mieux. Je suis enragé car je vois qu'en Wallonie, un enfant sur quatre grandit dans une famille pauvre et à Bruxelles on parle de 40%, on se doit d'être enragé. Ce que les autorités doivent faire ? Avoir un meilleur enseignement, plus juste et plus efficace. Notre sécurité sociale doit être sérieusement revue, notre fiscalité aussi ainsi que notre marché du travail.", avance l'économiste.


Les travaux budgétaires seront une tâche compliquée pour le gouvernement. "Il faut être un petit peu plus sévère sur le plan budgétaire. Puisque l'économie va mieux qu'on ne le pensait, il faut donner moins d'impulsion budgétaire. L'Etat doit appuyer sur le gaz quand ça va pas mal et sur le frein quand ça va bien", estime notre invité.

Étienne de Callataÿ a rendu un carton rouge et un carton vert dans l'émission. Sa mauvaise cote était adressée au soutien qu'on a donné à Brussels Airlines durant la crise. "Alors que l'urgence climatique sautait aux yeux, on a rien trouvé de plus malin à faire que de dépenser des centaines de millions d'euros pour voler au secours d'une entreprise qui battait déjà de l'aile précédemment. Il y avait moyen de faire nettement mieux avec cet argent. L'environnement, c'est le défi le plus important que nous ayons. A côté de ça, le Covid, c'est du pipi de chat", lance-t-il.", lance-t-il. Sa bonne note était adressée au ministre Dermagne. "J'aime bien l'idée de ne plus forcer les gens à mentir. Quand ils veulent partir pour un nouveau défi, ils doivent pouvoir démissionner sans devoir s'arranger avec leur patron pour avoir un C4", notre encore l'économiste.


En fin d'interview, notre expert a évoqué l'économie de la Wallonie, qui est loin d'être au beau fixe. Au point qu'une comparaison a été faite avec la Grèce, qui a connu la crise en 2014 et 2015. Si la Wallonie n'est pas un Etat comme la Grèce, elle est tout de même notée par les agences de notation, ces organisme chargés d'évaluer le risque de non remboursement de la dette d'un Etat, d'une entreprise ou d'une collectivité. "C'est toute la Belgique qui n'est pas à l'abri de ce changement d'humeur sur les marchés financiers. Et ce qui est vrai pour un état comme la Belgique ou la Grèce, l'est, a fortiori pour une région comme la Wallonie", conclut Etienne De Callataÿ.

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