Dès ce lundi 19 avril, à 7 h 30, une nouvelle voix s’invitera dans la matinale de DH Radio, celle de Maxime Binet. Ex-reporter de la RTBF également passé par LN24 où il assurait la présentation de LN24 Soir, le journaliste prend les commandes d’un nouveau rendez-vous quotidien en semaine : Il faut qu’on parle. Un format nerveux d’interview sans blabla qui sera aussi à voir sur les sites de La Libre Belgique et de La DH puisqu’il sera filmé.

"L’idée est d’interviewer un acteur de l’actualité, quelqu’un qui a une certaine expertise, en tout cas une légitimité pour parler d’un sujet, explique Maxime Binet. Il s’agit d’aborder en 5 minutes les points clés d’une actualité qu’on a choisi d’investiguer, d’aller plus loin. Nous allons accueillir des décideurs, des experts et aussi des gens issus du terrain, sans nous focaliser uniquement sur l’actualité politique, sociétale ou judiciaire. Ça peut être une personnalité, parler des arts, pourquoi pas aussi de sport. Jusqu’à l’international."

Le spectre est ouvert à 360 degrés ?

"On ne s’interdit rien mais il faut que cela intéresse les gens. On veut éviter l’interview traditionnelle des matinales classiques où c’est souvent le même type d’interlocuteur. On veut que les gens s’identifient aux acteurs de l’actualité que nous inviterons. Prenons l’exemple du 19 avril. Avec la réouverture partielle des écoles, il serait intéressant de donner la parole à un directeur d’école et un élève de rhéto que l’on entend peu dans les matinales en radio. La rhéto, c’est particulier. Il y a le voyage et c’est aussi le moment où on quitte l’adolescence pour entrer dans le monde adulte."

Quel sera le ton de ce rendez-vous ?

"Nous avons envie de quelque chose de vrai, de témoignage, de comprendre ce qu’une personne, dans une situation particulière, vit sur le terrain au regard de l’actualité. En cinq minutes, beaucoup de choses peuvent être dites et transmises. Ça force à être synthétique en donnant les enjeux. Le défi du format court, c’est d’éviter la petite phrase qui fera peut-être la une parce qu’on sait qu’ils sont nombreux à chercher cela. On a tellement vu de communication politique durant la crise, notamment avant les Codeco, qu’il s’agisse des présidents de partis ou des experts, pour tenter de forcer une décision. Nous n’avons pas envie de ça, nous voulons savoir ce qui explique que telle décision a été prise. Et bien sûr savoir comment les gens vivent cela sur le terrain. La sincérité, ce n’est pas toujours facile. Il faudra titiller nos invités. Un prolongement plus long sera aussi proposé sur les sites de La Libre et de L a DH en cours de journée."

Vous ne passerez pas les plats comme on dit…

"Oh que non. Il y a aussi une volonté de proximité dans notre démarche, y compris d’aller sur le terrain. Nous irons à la rencontre des gens là où ils se trouvent. Par exemple dans le service Covid d’un hôpital pour y rencontrer son chef afin qu’il nous explique à quel point le personnel est confronté à une situation difficile et combien il souffre. Une étude indique que ces gens risquent à 60 % un burn-out alors que c’était moitié moins avant la crise. Le témoignage donne du concret à une réalité qui est parfois difficile d’accès."

"Très peu de personnes font cet exercice en Belgique"

Avec "Il faut qu’on parle", Maxime Binet réalise le rêve qu’il avait en commençant ses études de journaliste.

À 33 ans, Maxime Binet a déjà bien roulé sa bosse. Du côté du service public et comme pièce maîtresse sur LN24, dès le lancement de la chaîne 100 % info. À quelques jours de son baptême du feu sur DH Radio, il ne cache pas une certaine excitation. "C’est clairement un défi, dit-il. Quand on met les mains dans le cambouis pour un nouveau projet, on y met une partie de soi, de sa personnalité, de ses convictions. C’est enrichissant comme expérience."

Si avant d’imaginer marcher sur les traces des reporters il s’était bien vu pilote ou astronaute, comme tous les gamins, la passion du journalisme s’est emparée de lui très jeune. Et le rendez-vous dont il s’apprête à prendre les commandes, il en rêve depuis qu’il a commencé ses études à l’UC Louvain. "Il y a très peu de personnes qui font cet exercice en Belgique. Ça va au-delà du fait de faire dix à quinze minutes d’interview. Ça demande une grosse préparation, pour trouver l’invité, déterminer l’angle avec lequel l’aborder et préparer l’entretien. Le tout en étant réactif à l’actualité. C’est ce travail en amont qui m’a intéressé quand j’ai commencé mes études. J’ai toujours voulu faire cela. Ça me fait penser à des gens comme Bertrand Henne sur la RTBF ou Fabrice Grosfilley qui est revenu dans la matinale de Bel RTL. L’idée est de m’amuser dans ce métier. Et de rencontrer un maximum de personnes que je n’aurais pas eu l’opportunité de croiser si j’étais resté dans mes anciens rôles, celui de reporter pour la RTBF et de présentateur pour LN24."