Maxime Binet reçoit, ce mercredi 22 septembre, Elke Van den Brandt dans son émission "Il faut qu'on parle". La ministre bruxelloise est revenue sur la taxe kilométrique, mais aussi sur la situation des piétons et tire le bilan de la zone 30 installée en Région bruxelloise depuis le 1er janvier.

"Je remercie les citoyens car cette zone 30 est vraiment respectée. Les gens roulent, en moyenne, 10% moins vite. Cela a un impact positif car il y a moins d'accidents, moins de blessés graves et donc moins de décès. Le temps de parcours n'a, de son côté, pas augmenté. Un autre résultat positif est également la diminution du bruit. On voit vraiment la différence à Bruxelles depuis la mise en place de la zone 30", argumente Elke Van den Brandt.


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La taxe kilométrique à Bruxelles est un sujet qui fait débat depuis de nombreux mois dans la capitale. La ministre Groen défend cette taxe car elle diminuerait la présence des voitures, et donc des bouchons. "Tous les jours, les bouchons créent des problèmes de santé. Nos citoyens ont des problèmes d'asthme ou encore de stress liés à ces embouteillages. C'est aussi un enjeu économique, on perd entre 4 et 8 milliards d'euros à cause de cela. On doit investir dans les alternatives pour changer les habitudes. Le but n'est pas de sortir tout le monde de sa voiture mais si on arrive à convaincre 20 % des citoyens de se déplacer autrement, il n'y aura plus de bouchons. Pour cela, il faut qu'on travaille sur les alternatives. Je remercie d'ailleurs le gouvernement fédéral et le Ministre Gilkinet qui a de grandes ambitions au niveau de la mobilité".


Quelles sont donc ces alternatives proposées par la Région de Bruxelles-Capitale ? "On investit massivement dans les transports en commun. On a augmenté de 30% le nombre des bus, on a créé une nouvelle ligne de métro et on augmente la capacité des trams. On songe également à mettre en place des autouroutes à vélo. L'idée est de créer des axes où le cycliste peut aller vite. On doit créer des espaces séparés où les piétons, les cyclistes et les automobilistes ont leurs propres places. On aura ainsi moins de conflits entre les différents modes de déplacement. En tout cas, Bruxelles prend ses responsabilités".

Qu'en est-il du piéton dans la capitale ? La ministre veut prôner la marche à pied en offrant des trottoirs agréables. "37% des déplacements intra-bruxellois se font à pied. On veut atteindre les 50%. Beaucoup de gens prennent leur voiture pour un ou deux kilomètres. On a un plan piéton pour que cela devienne attractif de marcher à Bruxelles".