À 27 ans, Lily Head connaît déjà bien la chanson. Elle a derrière elle une bonne quinzaine de titres à découvrir en partie sur sa chaîne YouTube. Mais elle chante depuis toujours ou presque. Avec des origines anglaises et guadeloupéennes - elle en a la nationalité mais elle est née en Belgique -, elle a passé de nombreux séjours annuels chez sa grand-mère, de l’autre côté de la Manche.

C’est là, dès ses 5 ans, qu’elle a été initiée au chant. Il faut dire qu’elle ne pouvait rêver meilleur professeur. Sa grand-mère était chanteuse lyrique et professeur de chant. Elle a participé au Concours Reine Elisabeth, excusez du peu !

Et, dès ses 8 ans, elle commence à écrire ses propres textes de chansons, toujours en anglais. La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre qui l’a vu pousser. Dans ses textes, elle dit ce qu’elle ne parvient pas à exprimer par la parole, domaine dans lequel elle dit ne pas être très à l’aise. Hypersensible, elle absorbe tout et ses chansons lui servent d’exutoire.

Quant à son adolescence, elle sera marquée par YouTube, plateforme sur laquelle elle a découvert ce qui va devenir ses racines musicales : Etta James, Adele, Rihanna ou encore Frank Ocean. À tout cela s’ajoutent les influences de sa mère, grande fan de Dido et Norah Jones. Autant dire qu’en matière de soul, Lily Head en connaît un rayon.

Pourtant, ses premiers titres lorgnent plus vers le hip-hop. Parce que c’était dans l’air du temps et ce qui se faisait plus en Belgique, explique la jeune femme dont le premier single est sorti en 2018 et le premier EP l’année suivante. Mais, aujourd’hui, avec son single "No Good", c’est vers ses racines qu’elle bifurque. Le titre, découverte belge de la semaine sur DH Radio du 23 au 29 mai, est résolument soul, dans le sens le plus traditionnel du terme. Il évoque le destin de nombreux proches de Lily Head qui ont souffert en amour en ayant été en couple avec des personnes très toxiques.


Lily Head a de la suite dans les idées. D’ici l’été, il y aura une nouveauté. Elle cogite sur un nouvel EP et pense déjà à un album même si elle n’entend pas brûler les étapes. Quant à sa musique, elle n’entend pas la vivre seule. Voici les intentions qu’elle dévoile dans sa biographie : "Mon but en tant qu’artiste est de viser un public qui a besoin d’être inspiré et soutenu dans les luttes quotidiennes auxquelles il peut faire face. J’aspire à joindre un aspect psychologique à mes chansons afin de mieux comprendre les traumatismes liés à l’enfance, le racisme ou encore les relations humaines. Ayant fait des études d’assistante sociale et étant passionnée par la psychologie depuis toute petite, j’aimerais proposer ma musique comme une thérapie musicale en y incorporant des luttes en accord avec des ASBL/associations qui ont les mêmes missions que les combats pour lesquels je lutte. Je suis aussi et avant tout, une passionnée de musique, je ne me projette pas dans une autre profession que celle d’artiste interprète, peu importent les obstacles." Déterminée, vous avez dit déterminée ?

L’interview complète est à découvrir le vendredi 27 mai à 14 h 30 et le dimanche 29 mai à 9 h 30 sur DH Radio. Ou sur les réseaux sociaux de la station à toute heure du jour et de la nuit.